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Une saison remplie d'espoir a fini trop vite aux yeux des Predators

08/05/2012 02:31 EDT | Actualisé 08/07/2012 05:12 EDT

NASHVILLE, États-Unis - Les Predators de Nashville peuvent se consoler en pensant qu'ils ont posé plusieurs gestes concrets dans un effort pour remporter la coupe Stanley. Maintenant, ils passeront la saison morte à essayer d'évaluer à quel point ces décisions leur ont coûté cher, après avoir été éliminés dès la demi-finale de l'Association Ouest pour la deuxième année de suite.

Les Predators se sont inclinés 2-1 devant les Coyotes de Phoenix, lundi, et perdu la série en cinq matchs. C'est là une rencontre de moins que l'an dernier, quand Nashville avait été éliminé par les éventuels champions dans l'Ouest, les Canucks de Vancouver.

«Nous avions des attentes élevées en tant qu'organisation, mais nous n'avons pas fait le boulot, a commenté l'entraîneur Barry Trotz après la défaite. Toutes les équipes qui ont accédé aux séries dans l'Ouest avaient des chances légitimes de représenter notre association en finale et de remporter la coupe. Il n'y a pas de mauvaises équipes cette année.»

Les Predators ont manifesté leurs intentions à court terme quand ils ont échangé un choix de deuxième tour en juin et le jeune attaquant Blake Geoffrion au Canadien afin d'obtenir le vétéran défenseur Hal Gill, puis donné leur choix de premier tour aux Sabres de Buffalo afin de mettre la main sur l'attaquant Paul Gaustad.

Cela a permis d'ajouter un peu d'expérience à une jeune équipe. Nashville a aussi renoué avec l'attaquant Alexander Radulov au mois de mars, quatre ans après qu'il eut décidé d'aller jouer dans la KHL en Russie.

Tout cela a donné une saison de 104 points, la troisième récolte la plus élevée dans l'histoire de la concession. Les Predators ont terminé devant Detroit au classement, et battu les Red Wings pour la première fois de leur histoire en séries.

Ce qui a eu pour effet de rendre encore plus étonnante leur défaite sans appel aux mains des Coyotes.

«C'est dur à avaler, a commenté le gardien Pekka Rinne, deux fois finaliste pour le trophée Vézina. Nous avons joué beaucoup de bon hockey cette année, et maintenant c'est fini.»

Les Predators croyaient qu'ils avaient le champ libre après l'élimination des équipes de Detroit, Chicago, Vancouver et San Jose. Mais le jeu de puissance, le meilleur dans la LNH en saison régulière, s'est effacé dans les séries. L'avantage numérique a été blanchi en 23 occasions à domicile.

«Nous ne sommes plus une équipe d'expansion, et il faut parfois vivre des choses difficiles et en tirer les leçons, a noté Trotz. La chimie est une chose délicate. Tu peux parfois ajouter du talent à une formation. Mais tout cela va-t-il se fondre ensemble au moment voulu? Tu peux jouer au chimiste tant que tu veux, il s'agit d'êtres humains.»

Les Predators auront maintenant des décisions difficiles à prendre. Pas moins de sept membres de l'équipe pourraient devenir joueurs autonomes avec compensation, dont Shea Weber, tandis que huit joueurs pourraient devenir complètement libres, dont le défenseur Ryan Suter.

Parmi les joueurs réguliers qui sont déjà sous contrat en vue de la prochaine saison, on retrouve Martin Erat, Mike Fisher, Patric Hornqvist et Rinne, qui a signé un contrat de sept ans d'une valeur de 49 millions $ US en novembre. Le patron du groupe de propriétaires a fait savoir que l'équipe avait les fonds pour rembaucher le capitaine Weber et Suter. Les Predators auront une chance de retenir les services de Weber mais ils n'ont pas encore réussi à convaincre Suter de signer une nouvelle entente.

«Le groupe de gars que nous avions ici était formidable, a commenté Suter. C'est dommage que nous n'ayons pas été en mesure de faire quelque chose de bien. C'est très décevant.»

Trotz fait l'objet de critiques depuis qu'il a tenu Radulov et Andrei Kostitsyn à l'écart du jeu lors du quatrième match de la série contre Phoenix, et ainsi prolongé leur suspension d'un match. L'entraîneur a refusé de remettre en question sa décision.

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