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Libye: un mort et quatre blessés dans l'attaque du siège du gouvernement (nouveau bilan)

08/05/2012 01:39 EDT | Actualisé 08/07/2012 05:12 EDT

Le gouvernement libyen a indiqué mardi qu'un membre des services de sécurité avait été tué dans des affrontements entre les forces du ministère de l'Intérieur et des dizaines d'ex-rebelles qui ont attaqué mardi le siège du gouvernement pour réclamer des primes.

Auparavant, un responsable du ministère de l'Intérieur avait fait état d'un bilan de deux à quatre morts, après que des ex-rebelles ont attaqué le siège du gouvernement à Tripoli, encerclant le bâtiment et tirant dessus.

Le porte-parole du gouvernement, Nasser al-Manaa, a indiqué en début de soirée au cours d'une conférence de presse au siège du gouvernement, qu'une intervention des services de sécurité avait été "nécessaire" pour repousser les assaillants et évacuer les fonctionnaires.

Selon lui, un membre de la Haute commission de sécurité qui dépend du ministère de l'Intérieur a été tué, et trois autres blessés, dans des affrontements avec les assaillants qui comptent un blessé de leur côté.

Il a estimé que les assaillants étaient au nombre de 200 environ, équipés de 50 véhicules sur lesquels étaient montés des armes de différents calibres.

Auparavant, un responsable du gouvernement avait indiqué qu'un "grand nombre" d'hommes armés encerclaient le bâtiment.

"Ils ont tiré dessus avec des armes, dont des canons anti-aériens", a indiqué à l'AFP sous couvert de l'anonymat ce responsable qui trouvait dans les locaux au moment de l'attaque.

"Un groupe a réussi à entrer dans le bâtiment et il y a eu des tirs à l'intérieur", a-t-il ajouté, sans pouvoir indiquer s'il y avait des victimes.

Des témoins ont rapporté que des voitures armées ont encerclé le siège du gouvernement et fermé toutes les routes autour du bâtiment, provoquant des embouteillages.

Le gouvernement libyen a commencé il y a quelques mois à verser des primes aux rebelles ayant participé aux combats contre les forces de Mouammar Kadhafi durant les huit mois du conflit libyen, avant de les suspendre quelques semaines plus tard suite à des "irrégularités".

Cette suspension a provoqué l'ire d'ex-rebelles qui n'ont pas reçu leur part. Un groupe d'entre eux avaient déjà attaqué le siège du gouvernement le 10 avril, provoquant l'indignation du cabinet du Premier ministre Abdel Rahim al-Kib et du Conseil national de transition (CNT, au pouvoir).

ila-dsg/cnp

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