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Volvo Ocean Race (6e étape) - Les premiers seront-ils les derniers?

06/05/2012 01:14 EDT | Actualisé 06/07/2012 05:12 EDT

A 72 heures de l'arrivée à Miami de la 6e étape de la Volvo Ocean Race, un anticyclone menaçait de ralentir les trois premiers voiliers de la flotte et de permettre aux deux derniers de rattraper leur retard, voire de jouer la victoire.

Impérial depuis le départ d'Itajai (Brésil) le 22 avril, le VO70 (monocoque de 21,50 m) américain Puma, skippé par Ken Read, avait encore accru dimanche son avance sur les Néo-Zélandais de Camper (Chris Nicholson) et les Espagnols de Telefonica (Iker Martinez), leader du classement général provisoire.

L'écart entre Puma et ses plus proches poursuivants était d'une quarantaine de milles au pointage de 16h00 (GMT), contre seulement une trentaine la veille à la même heure.

Pourtant, selon le météorologue de la course Gonzalo Infante, un anticyclone devrait dès lundi matin s'interposer entre les trois bateaux de tête et Miami, offrant aux voiliers français Groupama 4 (Franck Cammas) et émirati Abu Dhabi (Ian Walker) -à respectivement 130,5 et 159,5 milles de Puma- une ultime chance de revenir dans la course.

A fortiori si Groupama 4 et Abu Dhabi optaient pour une autre route que les leaders, en choisissant par exemple de passer dans l'ouest des îles Turks and Caicos pour tenter d'éviter la pétole (zone sans vent) annoncée.

"Quelle route est la meilleure? Cela dépendra de la vitesse à laquelle se désagrègera cet anticyclone, a expliqué Infante. La course est en tous cas beaucoup plus ouverte aujourd'hui (dimanche) qu'il y a 24 heures et il y a plein d'opportunités pour tout le monde."

"Nous avons encore du pain sur la planche avant de revenir au contact des premiers, a déclaré l'Irlandais Damian Foxall, chef de quart sur Groupama 4. Mais nous suivons un cap légèrement différent de ceux des autres bateaux."

"Il y a des coups à jouer devant, a-t-il poursuivi. Nous avons encore quelque 600 milles à courir avant les Bahamas et il pourrait même y avoir de petites opportunités entre celles-ci et Miami."

Son homologue à bord de Telefonica, le Britannique Neal McDonald, a reconnu que la situation pouvait se renverser en très peu de temps.

"Toute la course pourrait basculer en quelques heures, a-t-il dit. Une fois que vous êtes scotché dans une +place de parking+ (zone sans vent), un petit écart de positionnement peut faire une grosse différence: un bateau pourrait ne pas avoir de vent du tout pendant qu'un autre en a..."

"Nous devons faire très attention, a-t-il souligné. La situation va devenir très piégeuse au cours des prochains jours".

L'arrivée des premiers bateaux à Miami est toujours prévue pour mercredi. Un sixième VO70 -le voilier chinois Sanya (Mike Sanderson)- est pour sa part déjà arrivé en Floride, mais en pontée d'un cargo et sans avoir participé aux 5e et 6e étapes pour cause d'avarie (safran cassé, notamment) au départ d'Auckland à la mi-mars.

heg/nip

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