PARIS - Tempérament de cogneur, énergie débordante mais parfois désordonnée, Nicolas Sarkozy a essuyé dimanche le plus terrible revers de ses 30 ans de carrière, au point d'envisager de dire adieu à la passion de toute une vie.
Président hyperactif, impopulaire comme jamais aucun autre avant lui, Nicolas Sarkozy avait mis dans la balance son bilan, qu'il juge satisfaisant à l'aune des crises à répétition.
Il avait aussi prévenu les Français qu'en cas de défaite, il quitterait la politique. "Je ferai autre chose. Mais quoi, je ne sais pas". Coup de poker ou réaction affective par anticipation, il n'en a pas dit plus.
Il est devenu ce dimanche soir le premier président français à ne pas obtenir un second mandat, depuis Valéry Giscard d'Estaing en 1981.
Sa défaite signe l'échec d'une stratégie de droitisation endossée avant même le 1er tour et le score historique (17,9%) réalisé par la candidate du Front national (FN, extrême droite) Marine Le Pen.
Nicolas Sarkozy a fait campagne sur l'héritage chrétien de la France, la lutte contre l'immigration et la sécurité, après avoir suscité pendant son mandat un débat controversé sur l'islam et l'identité nationale.
"Nous avons trop d'étrangers sur notre territoire", disait-il avant l'élection. La rhétorique, que certains disent "populiste", s'est encore durcie entre les deux tours. "Une course ventre à terre derrière les thèses du Front national", s'est indigné le leader centriste François Bayrou.
Une ambition réformatrice
Lorsqu'il s'installe à l'Elysée en mai 2007, c'est avec l'ambition de transformer le pays en profondeur. Il voulait régénérer la politique française, réformer à tout va un pays englué dans ses lourdeurs. Permettre de "travailler plus pour gagner plus", réduire de moitié le chômage. Il n'y est pas parvenu.
Son activisme effréné et son style de gouvernement ont troublé les Français. Mais il laisse derrière lui des réformes importantes et difficiles, dont celle du système des retraites, l'autonomie des universités, le service minimum en cas de grève dans les transports.
Sarkozy, 57 ans, n'a pas le profil classique de l'homme politique français. Pas de scolarité dans la fameuse Ecole nationale d'administration (ENA), mais un diplôme d'avocat et une ambition politique précoce et inoxydable.
Sarkozy n'est pas non plus issu de la bourgeoisie française. Fils d'un immigré hongrois, il a été élevé par sa mère et son grand-père, un Grec de Salonique. "Je suis de sang mêlé (...), je viens d'ailleurs", revendique-t-il.
Méthodiquement, il a franchi les obstacles: engagé dans le gaullisme à 19 ans, il est élu maire de la riche banlieue de Neuilly-sur-Seine à 28 ans, député à 34, ministre pour la première fois à 38, porté triomphalement à la présidence en 2007 contre la socialiste Ségolène Royal.
Un homme "ne doutant de rien et surtout pas de lui-même", a dit Jacques Chirac, qui fut son premier mentor. La rupture fut conflictuelle avec l'ancien président, qui ne lui a jamais pardonné de l'avoir trahi en soutenant un autre candidat de droite, Edouard Balladur, à l'élection de 1995.
Mais Nicolas Sarkozy s'est rendu incontournable à la droite. Ministre de l'Intérieur au début des années 2000, brièvement ministre de l'Economie, il construit sa conquête présidentielle et devient l'un des personnages clés de la scène politique.
Sa défaite pourrait signaler la fin d'une époque. "Depuis 2002, Nicolas Sarkozy était l'astre de la vie politique française", note Frédéric Dabi, de l'institut de sondages Ifop.
Son image est celle du premier flic de France, ses idées sont franchement atlantistes en diplomatie, son inclinaison plutôt libérale en économie. Mais son mandat restera celui de la crise, qui l'obligera à composer, à s'adapter.
Le "couple" avec Merkel
Il est convaincu d'avoir pris les bonnes décisions pour protéger les Français, d'abord pour sauver les banques en 2008 puis au moment de la faillite grecque en 2011, au prix de concessions à son alliée, la chancelière allemande Angela Merkel.
Elle l'a soutenu pour sa réélection. Les sommets européens d'urgence ont soudé leur "couple", malgré des caractères aux antipodes l'un de l'autre.
Nicolas Sarkozy pense aussi avoir fait le bon choix en faisant intervenir l'armée française en Côte d'Ivoire, puis en Libye pour soutenir un printemps arabe dont il avait au départ sous-estimé l'importance.
Bref, un "président de crise" jamais aussi à l'aise que dans l'action, disent ses partisans.
Mais avec ses discours décomplexés sur l'immigration, le mandat de Nicolas Sarkozy s'est achevé dans la controverse, comme il avait commencé.
Il y a cinq ans, c'est son rapport aux puissants et à l'argent qui avait été en cause quand il fêtait sa victoire au Fouquet's, un établissement huppé des Champs-Elysées. Sa famille "explosait", s'est-il justifié. Sa deuxième épouse, Cécilia, était en train de le quitter.
Nicolas Sarkozy est le premier président français à avoir divorcé en cours de mandat. La premier aussi à s'être marié, en 2008 avec l'ex-top model Carla Bruni, et à avoir eu une fille, Giulia, son quatrième enfant après trois garçons.
Malgré les mea culpa, il a eu toutes les peines du monde à se défaire de cette image de "président des riches", accentuée par ses premières décisions fiscales.
Grâce à sa combativité, il pensait l'emporter encore il y a quelques jours. Petit, nerveux, affublé de tics et de mimiques, cet homme qui ne boit pas et fait du sport tous les jours, achevait tous ses meetings en nage, en lançant une ultime adresse à ses partisans. "Aidez-moi", leur disait-il.
C'est sur ces images de liesse en provenance de la Bastille que s'achève le direct du second tour de l'élection présidentielle. Revivez tout un week-end électoral sur le live du Huffington Post, et retrouvez toutes les analyses, tous les reportages et toutes les images de la soirée.
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Près de 30 départements de métropole et d'outre-mer, qui avaient choisi Nicolas Sarkozy en 2007, ont cette fois basculé en faveur de François Hollande, comme la Sarthe, où était élu François Fillon, la Somme, la Seine Maritime, l'Ardèche ou la Meurthe-et-Moselle. Aucun département favorable à Ségolène Royal en 2007 n'a choisi cette fois-ci le président battu.
A l'est d'une Bretagne entièrement acquise au nouveau président socialiste une ceinture formée de la Manche, de l'Orne, de la Mayenne, du Maine-et-Loire et de la Vendée restent à droite. Il en est de même, parfois d'une courte tête, des régions Centre, Champagne-Ardenne, Franche-Comté, Alsace, Lorraine et Rhône-Alpes (même si Lyon est à gauche). Nicolas Sarkozy conserve la Corse et plusieurs départements du Sud-Est (Bouches-du-Rhône, Alpes Maritimes, Var, Vaucluse, Drôme, Gard et Lozère), ainsi qu'en Ile-de-France, les Hauts de Seine, la Seine-et-Marne et les Yvelines.
Le reste de la France, à commencer par Paris, est majoritairement en faveur de François Hollande, en particulier un large tiers sud-ouest, qui correspond à des terres historiquement de gauche, mais dont une partie ont souvent cédé aux sirènes de la droite dans l'histoire de la Ve République. S'y ajoutent, outre la Bretagne, le Nord-Pas de Calais et, de justesse, la Picardie. L'outre-mer a majoritairement choisi François Hollande. La Guadeloupe et la Réunion sont les deux départements qui ont fourni ses plus beaux scores au candidat socialiste, à plus de 70%.
François Hollande a obtenu 51,67% des suffrages exprimés, contre 48,33% à Nicolas Sarkozy, selon une totalisation des résultats portant sur la France entière, à l'exclusion d'un million de Français de l'étranger, établie par le ministère de l'Intérieur.
Quelque 17,8 millions de suffrages se sont portés sur le président élu, 16,7 millions sur son prédécesseur et 2,1 millions d'électeurs ont voté blanc ou nul, selon cette totalisation portant sur plus de 45 millions d'inscrits et 36,6 millions de votants.
Martine Aubry, Benoît Hamon, ou Ségolène Royal, à qui François Hollande a tenu à faire la bise devant les caméras, accompagnent le Président élu sur la scène de la place de la Bastille.
Valérie Trierweiler accompagnaient aussi son compagnon de Président.
la bise Hollande-Royal... twitter.com/salam93/status…
— salam93 (@salam93) May 6, 2012
» Bastille: les sympathisants se rassemblent pour fêter la victoire de François Hollande
Barack Obama a félicité dimanche François Hollande pour son élection à la présidence française, et l'a invité à une rencontre bilatérale à la Maison Blanche avant les sommets du G8 et de l'Otan prévus dans deux semaines aux Etats-Unis, a annoncé la présidence américaine.
"Le président Obama a appelé le président élu français François Hollande pour le féliciter après l'annonce de l'élection française aujourd'hui" dimanche, a précisé le porte-parole de la Maison Blanche, Jay Carney. De même source, "le président Obama a déclaré avoir l'intention de travailler étroitement avec François Hollande et son gouvernement sur un ensemble de dossiers difficiles en matière économique et de sécurité".
En outre, "le président Obama a noté qu'il accueillerait le président élu Hollande à Camp David pour le sommet du G8 et à Chicago pour le sommet de l'Otan ce mois-ci, et a proposé que tous deux se rencontrent auparavant à la Maison Blanche", a révélé Jay Carney dans un communiqué. Lors de cet appel, "le président Obama et le président élu Hollande ont tous les deux rappelé l'alliance importante et durable entre les Américains et les Français", a conclu le porte-parole.
D'après un sondage OpinionWay, près de deux millions de Français ont choisi le bulletin contestataire, qui ne sera pas comptabilisé, soit 6% des suffrages. Ce vote est entré dans le score définitif de l'abstention. En Espagne, on comptabilise ce vote blanc, même s'ils ne sont pas traduits en sièges.
La portada de L'Express es ya una pancarta en la sede socialista. twitter.com/CarmelaRios/st…
— Carmela RÃos (@CarmelaRios) May 6, 2012
Le candidat socialiste a été accueilli par une foule en liesse place de la Bastille à Paris. Il est arrivé de Tulle où il a donné un premier discours. Il a pris à nouveau la parole d'une voix éraillée devant ses centaines de milliers de partisans réunis sur la place de la Bastille, avant d'entonner la Marseillaise
Regardez François Hollande à la Bastille:
"Mes amis, vous êtes une foule immense", Je ne sais pas si vous m'entendez mais moi je vous ait entendu, votre volonté de changement, votre force, votre espérance, et je veux vous exprimer ma gratitude, Merci peuple de France".
"Je sais ce que beaucoup ressentent. Des années et des années de blessures, de ruptures, de brûlures qu'il nous faudra réparer". "Je veux vous dire mon émotion d'être celui qui peut vous représenter, celui auquel vous avez confié la responsabilité du pays. Je veux aussi vous dire ma fierté d'être le président de la République, de tous les citoyens, égaux en droits et en devoir."
"Ma fierté aussi, 31 ans après, 31 ans jour pour jour, ici à la Bastille, merci d'avoir permis que la gauche ait un successeur à François Mitterrand. Merci à tous. Je sais ce qu'est le bonheur de ceux qui ont connu la même émotion qu'il y a 31 ans."
"Nous vivons un grand moment ! Nous devons faire de cette victoire non pas une victoire de la revanche, de la rancœur, mais non, une grande victoire, qui élève notre pays, qui le rend heureux, rassemblé !". "Je suis le Président de la jeunesse de France".
"Je veux vous demander de ne pas vous démobiliser, il y a encore beaucoup à faire dans les mois qui viennent, et d'abord donner une majorité au président de la République".
"Voilà mon message. Vous êtes bien plus qu'un peuple qui veut changer, vous êtes déjà un mouvement qui se lève partout en Europe et peut-être dans le monde pour porter nos valeurs, nos aspirations et nos exigences de changement. Merci, merci, merci"
"Souvenez-vous toute votre vie de ce grand rassemblement de la Bastille parce qu'il doit donner aussi envie à d'autres peuples que le nôtre dans toute l'Europe au changement qui s'annonce"
"Dans toutes les capitales, au-delà des chefs de gouvernement et des chefs d'Etat, il y a des peuples qui grâce à nous espèrent, regardent vers nous et veulent en terminer avec l'austérité"
Le chef du gouvernement italien, Mario Monti, a émis le désir de "collaborer étroitement avec la France, en particulier dans le cadre européen", dans un message de félicitations adressé dimanche soir au nouveau président François Hollande.
Cette collaboration doit avoir pour "objectif une union toujours plus efficace et orientée vers la croissance", a indiqué le message, selon le communiqué du Palais Chigi, siège de la présidence du Conseil.
Cécile Duflot: "beaucoup de bébés vont naître ce soir et il auront la chance de ne pas avoir connu Nicolas Sarkozy."
— Yannick Cochennec (@YCochennec) May 6, 2012
L'avion d'affaires transportant le président élu François Hollande a atterri à l'aéroport parisien du Bourget en provenance de Brive-la-Gaillarde (Corrèze).
Le Falcon 900 B transportant François Hollande, s'est posé à 23h35 sur la piste du Bourget et le nouveau président doit ensuite rallier la place de la Bastille où l'attendent des dizaines de milliers de partisans.
À la sortie de l'aéroport, des dizaines de personnes couraient autour de la voiture du Président élu, les services d'ordre semblant quelque peu dépassé.
La Première secrétaire du Parti socialiste s'est adressée aux militants du Parti socialiste regroupés sur la place de la Bastille pour fêter la victoire de François Hollande.
Martine Aubry a annoncé le changement place de... par BFMTV
Eva Joly aussi s'est exprimée à la Bastille:
En milieu de soirée, l'ex-candidat du NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste) à l'élection présidentielle, Philippe Poutou, a fait une incursion bruyante dans la cour de l'hôtel de ville de Bordeaux puis a été évacué", écrit Sud-Ouest, selon qui les militants NPA ont entonné l’Internationale.
"On a bien braillé. Je crois qu'on les a énervés", déclare-t-il.
Philippe Poutou évacué de la mairie de Bordeaux après avoir chanté l'Internationale sudouest.fr/2012/05/06/phi… via @lauriebosdecher
— Sud Ouest (@journalsudouest) May 6, 2012
"Les Français ont choisi ce soir de placer François Hollande à la tête du pays. En tant que républicain, je respecte ce choix. Je salue la campagne courageuse menée par Nicolas Sarkozy, campagne qui a permis de faire mentir tous les sondages, et de montrer que les Français ne signent pas ce soir un chèque en blanc à François Hollande, avec un score serré qui n'a rien d'un raz-de-marée (...). La situation de la France est d'une gravité sans précédent, et ceux qui dirigeront notre pays dans cette période devront faire preuve d'un sérieux et d'une responsabilité sans faille", a déclaré le ministre des Sports, dans un communiqué.
François Fillon s'est exprimé quant à lui de Matignon appelant à s'élever "au dessus des peurs et des extrêmes":
François Hollande obtient 51,56% des suffrages exprimés, contre 48,44% à Nicolas Sarkozy, selon une totalisation des résultats portant sur 91% des électeurs, établie à 23H00 par le ministère de l'Intérieur.
16,5 millions de suffrages se sont portés sur le président élu, 15,5 millions sur son prédécesseur et 2 millions d'électeurs ont voté blanc ou nul, selon cette totalisation portant sur 42 des 46 millions d'inscrits et 34,1 millions de votants. Le taux d'absention est de 18,86% (contre 20,7% au premier tour cette année et 16,03% au second tour de 2007), soit 8 millions de personnes.
Ces résultats partiels proviennent de toute la France, mais les scores des deux finalistes ne sont encore que partiellement connus à Paris et dans la plupart des départements d'Ile-de-France.
Il est 18h30, et c’est aussitôt, au 10, rue de Solférino, une explosion de joie. Pourtant on n’ose encore y croire. Les militants, les invités, les journalistes, personne ne tient en place. On va et vient dans les bâtiments, choisissant une meilleure fenêtre pour mieux apprécier les supporters de François Hollande. Des milliers de personnes sont réunies et on craint à tout moment des mouvements foule. Mais l’heure est à la fête.
» Solférino : la victoire de François Hollande vue du siège du PS - REPORTAGEFrançois Hollande est attendu vers minuit à l'aéroport parisien du Bourget d'où il rejoindra la Bastille à Paris, après avoir quitté en voiture son fief de Tulle pour rallier l'aéroport de Brive-la-Gaillarde.
D'après l'entourage de François Hollande, le vol vers Paris doit prendre environ une heure.
Le maire PS de Paris, Bertrand Delanoë, s'est réjoui du score "magnifique" dimanche soir de François Hollande dans la capitale (55,7%, provisoire), la ville plaçant pour la première fois en tête sous la Ve République un candidat de gauche.
"J'avais une ambition, c'est qu'avant que je quitte la mairie de Paris enfin (pour) une fois un candidat de gauche dans une élection nationale soit majoritaire, c'est une première historique", a déclaré Bertrand Delanoë à la presse à l'Hôtel de Ville, citant le chiffre de "55,7%", un "score magnifique".
La députée PS Aurélie Filippetti a estimé dimanche soir qu'après la victoire du socialiste François Hollande à la présidentielle il y avait de la "joie" mais pas d'"euphorie" car la France est dans "une situation difficile".
"La joie oui, mais l'euphorie c'est différent. L'euphorie, ce serait de l'exubérance qui n'a pas lieu d'être parce que la France est dans une situation financière, économique extrêmement difficile", a-t-elle déclaré sur France 2.
"Et que les Français ont sanctionné le bilan de Nicolas Sarkozy en cette matière. Nous sommes heureux car notre candidat, et surtout le projet qu'il incarne pour le pays, a réussi à rassembler la confiance des Français dans un pays qui, il est vrai, n'est pas de gauche", a-t-elle ajouté.
"Il a été chercher les électeurs, les convaincre, bien au delà des frontières du Parti socialiste et bien au-delà des frontières de la gauche. Nous sommes heureux de ce message de confiance qui lui a été adressé", a encore déclaré Aurélie Filippetti.
Pendant que les partisans de François Hollande commençaient à fêter leur victoire à la Bastille, les militants UMP réunies à la Mutualité chantaient "on est dans la merde" à l'annonce des résultats.
L'ancienne ministre Christine Boutin veut faire de son parti, le Parti chrétien-démocrate, "le fer de lance de la résistance", a-t-elle annoncé dimanche après la victoire du socialiste François Hollande.
"Le Parti chrétien-démocrate devient aujourd'hui le fer de lance de la résistance", affirme Christine Boutin, pour qui l'élection de François Hollande "signe la victoire d'une gauche archaïque sur le plan économique et libertaire sur le plan social". L'ex-ministre du Logement sous Nicolas Sarkozy appelle à "résister à l'entreprise de sape de notre société que la gauche écolo-socialo-communiste va mener", dans un communiqué.
Christine Boutin avait voulu se présenter à la présidentielle mais n'avait pas réussi à rassembler les 500 signatures nécessaires. Son parti "présentera dans la France entière plus de 100 candidats aux élections législatives et sera présent à tous les rendez-vous électoraux à venir", selon le communiqué. Mme Boutin est connue pour ses positions contre le mariage homosexuel ou l'avortement.
François Hollande doit prendre ses fonctions au plus tard le 15 mai, date de la fin du mandat de Nicolas Sarkozy.
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AFPQC | Par Hervé Rouach, Agence France-Presse Publication: 06/05/2012 13:56 Mis à jour: 06/05/2012 16:35