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Les chefs d'États du monde entier saluent le triomphe de François Hollande

06/05/2012 04:12 EDT | Actualisé 06/07/2012 05:12 EDT

Les leaders politiques du monde entier, incluant le premier ministre canadien Stephen Harper et le président des États-Unis Barack Obama, ont salué l'accession de François Hollande à la présidence de la République française, dimanche, promettant de collaborer sur des dossiers liés à la sécurité, la crise de la dette, les politiques de l'Union européenne et de créer une croissance durable.

Lors d'une conversation téléphonique, Stephen Harper a insisté sur les valeurs communes et les profonds liens historiques, culturels et linguistiques qui unissent le Canada et la France. Les dirigeants ont convenu de la nécessité d'approfondir les relations Canada-France et de se rencontrer de façon bilatérale dans un avenir rapproché, et de collaborer étroitement avec la France sur l'ensemble des questions internationales, a précisé Andrew MacDougall, directeur des communications du Bureau du premier ministre.

Dans une déclaration, la Maison-Blanche a indiqué que Barack Obama avait communiqué avec M. Hollande une fois les résultats du scrutin connus. Tout en lui manifestant sa hâte de discuter d'une variété de sujets liés à l'économie et à la sécurité, M. Obama a rappelé qu'il aurait l'occasion de souhaiter la bienvenue au nouveau président français lors des sommets du G-8, à Camp David, au Maryland, et de l'OTAN à Chicago, plus tard en mai. En attendant, le président américain a suggéré de le rencontrer préalablement, à la Maison-Blanche.

Plus tôt en journée, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, avait réagi à l'élection de François Hollande, en disant "pouvoir compter sur les convictions et l'engagement personnel" du président-élu "pour faire avancer l'intégration européenne". Avec M. Hollande, il dit partager "la conviction qu'il faut investir dans la croissance et les grands réseaux d'infrastructure, en mobilisant plus fortement la Banque européenne d'investissement et les fonds disponibles dans le budget européen, tout en maintenant le cap de la consolidation budgétaire et de réduction de la dette".

S'adressant dans la langue de Molière au début de son allocution, le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, a félicité dimanche soir François Hollande pour son élection, promettant que les deux pays allaient "travailler ensemble à un pacte de croissance". Qualifiant l'élection du socialiste français "d'événement historique", M. Westerwelle a dit se réjouir de cette coopération future.

La chancelière allemande Angela Merkel a appelé de son côté M. François Hollande pour le féliciter de sa victoire et l'inviter à venir à Berlin peu après son investiture, a indiqué le porte-parole de la chancellerie, Steffen Seibert.

"Tous deux ont été d'accord pour dire que les relations franco-allemandes étaient très importantes", s'assurant réciproquement d'une "bonne et mutuelle coopération".

"Surmonter la crise de la dette est un objectif commun, un objectif franco-allemand", a souligné M. Westerwelle en rappelant que les Vingt-Sept avaient conclu le Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) afin de réduire les dettes nationales. Mais, comme plaide M. Hollande depuis longtemps, "nous allons désormais oeuvrer ensemble à y inclure un volet croissance qui permettra de créer plus de croissance en parallèle avec plus de compétitivité".

Au Royaume-Uni, le premier ministre conservateur David Cameron a appelé le socialiste français, dimanche, pour le féliciter de sa victoire et lui promettre «de travailler étroitement ensemble dans le futur».

Le premier ministre italien Mario Monti a lui aussi communiqué avec le nouveau président français pour le féliciter, selon l'agence de nouvelles ANSA, tandis qu'en Espagne, le leader socialiste de l'Opposition, était au comble du bonheur.

«Il s'agit d'une grande victoire pour les gauchistes européens et d'un merveilleux résultat pour l'Europe», a lancé Alfredo Perez Rubalcaba. L'Espagne «aura un allié en la France pour réaliser un changement des politiques économiques européennes.»

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