Grève étudiante: François Legault aurait négocié avec les représentants (PHOTOS)

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FRANCOIS LEGAULT
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MONTREAL - François Legault s'est dit convaincu, dimanche, que s'il avait été premier ministre du Québec pendant la crise étudiante, il se serait assis à la table de négociations et il aurait persuadé les étudiants du bien-fondé d'une hausse des frais de scolarité.

Mais dans les faits, le chef de la Coalition Avenir Québec (CAQ) se prépare plutôt pour les élections générales qu'il dit souhaiter une fois les étudiants de retour sur les bancs d'école.

Au lendemain d'une entente de principe entre les leaders étudiants et le gouvernement Charest, M. Legault a dénoncé le manque de leadership du premier ministre du Québec.

Il souligne qu'il existe une importante distinction entre la hausse des frais de scolarité et l'accessibilité aux études, une nuance qu'il aurait expliqué aux étudiants s'il avait été à la tête de la province.

«Comme premier ministre, je n'aurais pas attendu deux mois et demi pour envoyer ma ministre a la table, j'y serai allé moi-même», assure-t-il.

«Je pense que j'aurais réussi à convaincre les étudiants que le vrai enjeu concerne l'accessibilité aux études et que ça passe par une hausse des frais de scolarité et un programme bonifié de prêts et bourses.»

Selon le chef caquiste, la mauvaise gestion du dossier de la grève étudiante vient du fait que le gouvernement Charest n'a «a peu près plus de crédibilité dans de nombreux dossiers».

«La grève étudiante, c'est juste un exemple», avance M. Legault.

«Jean Charest a reculé sur plusieurs dossiers. Actuellement, le gouvernement ne serait même pas capable de changer une ampoule sans créer de crise sociale. Il est temps qu'on ait une élection.»

Prêt à partir en campagne dès que les étudiants seront de retour en classe, M. Legault continue de défendre les positions de son parti avec confiance.

À propos du discours de clôture de Jean Charest au congrès des libéraux, à Victoriaville, il se félicite que le premier ministre ne s'en soit pas pris à son parti.

«Charest a surtout attaqué Pauline Marois. Il peut difficilement attaquer la Coalition, qui a une position responsable dans le dossier des frais de scolarité», affirme-t-il.

«Il ne nous a pas attaqués parce que je pense qu'on n'est pas "attaquables" dans ce dossier. On est le seul parti qui n'a pas changé de position dans le conflit.»

Au dire de M. Legault, le sommet proposé par la chef de l'opposition Pauline Marois équivaut à la consultation qui pourrait être faite par le gouvernement libéral.

«Mme Marois ne propose rien pour mieux financer les universités. On ne vient pas régler le problème», dit-il.

La CAQ continue de soutenir une hausse des frais de scolarité. Elle suggère toutefois que les fonds dégagés puissent être utilisés pour embaucher davantage de professeurs, former des classes plus petites et avoir moins de chargés cours, notamment.

«Nous sommes arrivés à une entente perdant-perdant, observe M. Legault. Les étudiants sont perdants, les universités sont perdantes, la société québécoise est perdante. Il n'y a rien de réglé. Tout ce qu'on fait, c'est créer un comité. On pellette le problème par en avant. On donne de facto un moratoire aux étudiants qui vont reprendre la bataille dans un an.»

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