Grève étudiante: François Legault aurait négocié avec les représentants (PHOTOS)

PC  |  Par Publication: 06/05/2012 14:45 Mis à jour: 07/05/2012 13:33

MONTREAL - François Legault s'est dit convaincu, dimanche, que s'il avait été premier ministre du Québec pendant la crise étudiante, il se serait assis à la table de négociations et il aurait persuadé les étudiants du bien-fondé d'une hausse des frais de scolarité.

Mais dans les faits, le chef de la Coalition Avenir Québec (CAQ) se prépare plutôt pour les élections générales qu'il dit souhaiter une fois les étudiants de retour sur les bancs d'école.

Au lendemain d'une entente de principe entre les leaders étudiants et le gouvernement Charest, M. Legault a dénoncé le manque de leadership du premier ministre du Québec.

Il souligne qu'il existe une importante distinction entre la hausse des frais de scolarité et l'accessibilité aux études, une nuance qu'il aurait expliqué aux étudiants s'il avait été à la tête de la province.

«Comme premier ministre, je n'aurais pas attendu deux mois et demi pour envoyer ma ministre a la table, j'y serai allé moi-même», assure-t-il.

«Je pense que j'aurais réussi à convaincre les étudiants que le vrai enjeu concerne l'accessibilité aux études et que ça passe par une hausse des frais de scolarité et un programme bonifié de prêts et bourses.»

Selon le chef caquiste, la mauvaise gestion du dossier de la grève étudiante vient du fait que le gouvernement Charest n'a «a peu près plus de crédibilité dans de nombreux dossiers».

«La grève étudiante, c'est juste un exemple», avance M. Legault.

«Jean Charest a reculé sur plusieurs dossiers. Actuellement, le gouvernement ne serait même pas capable de changer une ampoule sans créer de crise sociale. Il est temps qu'on ait une élection.»

Prêt à partir en campagne dès que les étudiants seront de retour en classe, M. Legault continue de défendre les positions de son parti avec confiance.

À propos du discours de clôture de Jean Charest au congrès des libéraux, à Victoriaville, il se félicite que le premier ministre ne s'en soit pas pris à son parti.

«Charest a surtout attaqué Pauline Marois. Il peut difficilement attaquer la Coalition, qui a une position responsable dans le dossier des frais de scolarité», affirme-t-il.

«Il ne nous a pas attaqués parce que je pense qu'on n'est pas "attaquables" dans ce dossier. On est le seul parti qui n'a pas changé de position dans le conflit.»

Au dire de M. Legault, le sommet proposé par la chef de l'opposition Pauline Marois équivaut à la consultation qui pourrait être faite par le gouvernement libéral.

«Mme Marois ne propose rien pour mieux financer les universités. On ne vient pas régler le problème», dit-il.

La CAQ continue de soutenir une hausse des frais de scolarité. Elle suggère toutefois que les fonds dégagés puissent être utilisés pour embaucher davantage de professeurs, former des classes plus petites et avoir moins de chargés cours, notamment.

«Nous sommes arrivés à une entente perdant-perdant, observe M. Legault. Les étudiants sont perdants, les universités sont perdantes, la société québécoise est perdante. Il n'y a rien de réglé. Tout ce qu'on fait, c'est créer un comité. On pellette le problème par en avant. On donne de facto un moratoire aux étudiants qui vont reprendre la bataille dans un an.»


LES PHOTOS DES AFFRONTEMENTS
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  • Bienvenue à Victoriaville!

    Photo Jacques Boissinot, La Presse Canadienne

  • Martine Asselin, porte-parole de la Sûreté du Québec

    Selon la SQ, 4 policiers et 7 manifestants ont été blessés au cours des affrontements (Photo: Yves Charlebois)

  • La manif à Victoriaville

    Photo Jacques Boissinot, La Presse Canadienne

  • La manif à Victoriaville

    Photo Jacques Boissinot, La Presse Canadienne

  • La manif à Victoriaville

    Photo Jacques Boissinot, La Presse Canadienne

  • Jean Charest livre son discours

    Photo Jacques Boissinot, La Presse Canadienne

  • La manif à Victoriaville

    (Photo: Yves Charlebois)

  • La manif à Victoriaville

    Photo Jacques Boissinot, La Presse Canadienne

  • La manif à Victoriaville

    (Photo: Yves Charlebois)

  • La manif à Victoriaville

    (Photo: Yves Charlebois)

  • La manif à Victoriaville

    Photo Jacques Boissinot, La Presse Canadienne

  • La manif à Victoriaville

    Photo Jacques Boissinot, La Presse Canadienne

  • Jean Charest livre son discours

    Photo Jacques Boissinot, La Presse Canadienne

  • La manif à Victoriaville

    Photo Jacques Boissinot, La Presse Canadienne

  • La manif à Victoriaville

    Photo Jacques Boissinot, La Presse Canadienne

  • La manif à Victoriaville

    (Photo: Yves Charlebois)

  • La manif à Victoriaville

    (Photo: Yves Charlebois)

  • La manif à Victoriaville

    (Photo: Yves Charlebois)

  • La manif à Victoriaville

    (Photo: Yves Charlebois)

  • La manif à Victoriaville

    (Photo: Yves Charlebois)

  • La manif à Victoriaville

    (Photo: Yves Charlebois)

  • La manif à Victoriaville

    (Photo: Yves Charlebois)

  • Alain Rayes, maire de Victoriaville

    (Photo: Yves Charlebois)

  • Victoriaville en état de siège

    (Photo: Yves Charlebois)

  • Victoriaville en état de siège

    (Photo: Yves Charlebois)

  • Victoriaville en état de siège

    Photo ROGERIO BARBOSA, AFP

  • Berçail du Conseil général du PLQ, avec son menu grill à partir de 11$

    Photo Jacques Boissinot, La Presse Canadienne

  • Le Wal-Mart de Victoriaville ferme

    (Photo: Yves Charlebois)

  • Le Wal-Mart de Victoriaville ferme

    (Photo: Yves Charlebois)

  • L'ancien de la SQ Guy Ouellet en discussion avec un policier

    (Photo: Yves Charlebois)

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MONTREAL - François Legault s'est dit convaincu, dimanche, que s'il avait été premier ministre du Québec pendant la crise étudiante, il se serait assis à la table de négociations et il aurait p...
Publié par Catherine Levesque  | 
 
 
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Date de publication  | 
Popularité
09:48 sur 10/05/2012
9 mai 2012

Du capital politique

Le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ) François Legault se fait du capital politique en demandant au gouvernement du Québec de maintenir la ligne dure envers les étudiants en ce qui concerne l'augmentation des droits de scolarité.

En effet d’une part Monsieur Legault exige du gouvernement de Jean Charest qu’il s'assure que, les étudiants qui souhaitent retourner en classe puissent le faire lundi matin en utilisant la force policière s’il le faut. D’autre part il demande au gouvernement de laisser les étudiants en grève de manifester de façon légale, civile et sécuritaire.

Est-ce que le chef de la CAQ n’a pas vu assez de violence au cours de ce long conflit? Est-ce que le chef de la CAQ sait qu’il y a eu des dizaines d’injonctions émises par des juges et qui n’ont pas été respectés?

De l’autre côté de la bouche le leader de la CAQ demande à la ministre de l'Éducation, Line Beauchamp de garder ouvert un canal de communication avec les étudiants pour convenir des moyens à prendre pour assurer l'accessibilité aux études supérieures.

Monsieur Legault essai d’obtenir le meilleur des deux mondes.

Jocelyn Boily
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SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
Jacques Gauthier
Quis custodiet ipsos custodes?
08:33 sur 07/05/2012
Facile à dire M. Legault. Avec un argumentaire pareil à celui du gouvernement, je suis perplexe comment cela aurait convaicu le mouvement étudiant. Mais au moins le dialogue aurait évité le pourissement d'une situation malheureuse.
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SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
Reflexion01
Reflexion 101
06:23 sur 07/05/2012
Charest a fait preuve de passivité en laissant pourrir le conflit Étudiants, surtout qu'en arrière le PQ tirait les ficelles de l'émeute, on se serait cru en 70 !

Oui F. Legault et la Coalition ont de bonnes chances de ramasser la balance du Pouvoir car le peuple veut et recherche 4 choses fondamentalement:
- Une harmonisation positive des relations avec Ottawa
- Une réforme des institutions désuètes et qui nous coûtent un bras
- Une baisse rapide des taxes au quotidien pour redonner souffle à la classe moyenne.
- Un contrôle sérieux des dépenses publiques avec un max de retombées sur le Québec

Il faut que la Coalition s'affirme comme non séparatiste sans ambigüité, et remette au travail une bonne partie de ce ½ million de Québécois qui ont perdu tout espoir de réintégrer le marché du travail face au blocage syndical et autres tracas administratifs.

La Coalition doit être porteuse d’espoir et stimuler toute la population du Québec dans un renouveau de stabilité et d'ouverture dans le Québec comme avec les autres Provinces porteuses d'espoirs d'une économie plus stable également.
22:01 sur 06/05/2012
2-La violence et l'obsession pathologique ne sont des prérequis dans aucune profession. Il n'écoute pas les gens devant lui, il attend qu'il cesse de parler pour prendre la parole et répéter ses revendications considérant que c,est à l'autre de tout faire pour le satisfaire. On ne doit jamais donner de pouvoir a un tel individu il ne fera que se gonfler, gonfler et ne pourra jamais arriver a un compromis. Si vous voulez que les organisations sous la classe signe il faudrait qu'il ne soit pas présent pour les présenter et qu'il n'ait pas l'opportunité de parler a un micro. En sortant il était aussi arrogant qu'a l,entré et n'avait rien de valable a dire sur l'entente. Il méprise tout ce qui ne vient pas expressément de lui.
22:01 sur 06/05/2012
Combien de journalistes avons-nous vu interroger Gabriel Nadeau Dubois y en a t-il un qui a réussi a lui faire entendre raison et lui faire répondre a une quelconque questions? Non il a toujours pris le micro pour dire ce qu'il avait préparé et le répéter en boucle faisant fit de tout ce que ces interlocuteurs lui disait. Une personne intelligente est capapble de mettre les choses en perspective et de prendre position comme d'en changer pour arriver a un compromis acceptable. Être entêté et jouer au dialogue de sourd nimporte quel débile peut faire ça. Analyser les arguements, chercher le compromis ça demande plus de bonne foi et d'intelligence émotionnelle. Chose qu'il n'aura jamais parce que son orgeuil est trop grand pour lui permettre de voir des objectifs et de savoir s,adapter pour y arriver.
17:18 sur 06/05/2012
Legault peut continuer de dire n'importe quoi, lui qui a déjà été ministre de l'Éducation... "on verra" bien lors de la prochaine générale que je souhaite profondément fatale pour cette CAQ, nini soit ni ci ni ça et absolument insignifiante comme dirait le politicologue Mathieu Bock-Côté, manifestement reconnu de droite.
16:42 sur 06/05/2012
MONTREAL - François Legault s'est dit convaincu, dimanche, que s'il avait été premier ministre du Québec pendant la crise étudiante, il se serait assis à la table de négociations et il aurait persuadé les étudiants du bien-fondé d'une hausse des frais de scolarité. .........



Et ils auraient agit avec lui exactement comme ils l'ont fait avec M. Charest et Mme Beauchamp... Refuser de négocier jusqu'à ce qu'il s'agenouille devant eux et leur accorde la gratuité scolaire, seul condition qu'il exigeaient pour qu'ils daignent accepter de le rencontrer.
12:39 sur 07/05/2012
Pourquoi pas un débat télévisé entre Legault et GND? On VERRAIT!