Jean Charest tourne en ridicule l'intérêt de Pauline Marois pour les moratoires

PC  |  Par Publication: 06/05/2012 13:00 Mis à jour: 07/05/2012 13:33

VICTORIAVILLE, Qc - La chef péquiste Pauline Marois n'a pas ce qu'il faut pour diriger le Québec, selon le premier ministre Jean Charest.

«Elle n'a pas ce qu'il faut. Elle a fait la démonstration qu'elle n'a pas ce qu'il faut pour être premier ministre du Québec», a tranché M. Charest, en point de presse, dimanche, à Victoriaville. Cette démonstration a été particulièrement éclatante durant le conflit avec les étudiants, selon lui.

Malgré des attaques répétées contre sa rivale, qui occupe la première place dans certains sondages, M. Charest a une fois de plus mis le couvercle sur la marmite électorale, réaffirmant que des élections générales en juin n'étaient pas au programme.

Chose certaine, à son avis, Mme Marois «n'est pas prête» à occuper les plus hautes fonctions. Quant à lui, nul doute, il sera de la course pour réclamer à la population un quatrième mandat, a-t-il dit.

Une heure plus tôt, dans un discours enflammé et à forte saveur électorale, au terme du conseil général de sa formation politique, il n'avait pas hésité à tourner en ridicule son adversaire péquiste, présentée comme une chef obsédée par les moratoires à imposer sur tout et sur rien et la tenue de référendums.

Qu'il s'agisse des droits de scolarité, des gaz de schiste ou du développement du Nord du Québec, Mme Marois est synonyme de frein, selon le chef libéral, qui est sorti de son discours écrit à plusieurs reprises pour s'en prendre à la chef péquiste, qui mène présentement dans les sondages d'opinion.

Selon lui, le Québec serait paralysé, advenant la tenue d'un troisième référendum sur la souveraineté, en cas d'élection du Parti québécois.

«Pauline Marois veut imposer un moratoire sur l'avenir du Québec», selon le chef libéral.

Il a cité le nom de Mme Marois à au moins 12 reprises durant son discours, qui faisait moins de six pages, au grand plaisir des quelque 500 militants réunis pour mettre la dernière main, durant tout le week-end, à leur programme électoral.

Au lendemain d'une entente de principe conclue avec les leaders étudiants sur la hausse des droits de scolarité, les militants ont servi une longue ovation à leur chef.

M. Charest n'accepte aucun blâme pour la tournure des événements durant trois mois, alors que le conflit avec les étudiants a été marqué par de nombreuses manifestations souvent violentes.

Il dit avoir pris ses responsabilités, la durée du conflit étant due au fait, selon lui, que les leaders étudiants refusaient de collaborer. «Ça prend deux personnes pour danser le tango», a-t-il répondu, en anglais, à une question sur le sujet.

Dans les circonstances, le blitz entrepris vendredi, qui s'est conclu samedi par une entente de principe à entériner par la base, n'aurait pas pu survenir plus tôt, a fait valoir le premier ministre.

«On a fait tous les efforts nécessaires pour maintenir les cours et avoir un dialogue avec les représentants des associations étudiantes», a-t-il ajouté, rejetant toute critique.

Dans son discours, M. Charest a donné un aperçu des thèmes qui seront privilégiés par les libéraux durant la prochaine campagne électorale, en mettant l'accent sur l'économie et la création d'emploi, autour du moteur que deviendra le Plan Nord.

Les militants ont aussi eu droit à une vidéo vantant les réalisations du gouvernement libéral, qui deviendra sûrement une carte de visite lors du prochain scrutin.

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Publié par Catherine Levesque  | 
 
 
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12:14 sur 08/05/2012
«If it works, don't fix it!»
On se souviendra qu'au début des années 90 (réforme Ryan), la hausse des droits de scolarité a fait chuter la fréquentation universitaire de 15% en 5 ans! C'est pourtant ce qu'indique les chiffres du Ministère de l'Éducation. Celui qui a les deux mains sur le volant, a-t-il son permis de conduire? Nous avons subi 9 ans d'improvisation avec ce gouvernement. Ceux qui le soutiennent font le plus souvent partie des 65% qui n'ont pas de diplôme universitaire!
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Reflexion01
Reflexion 101
05:54 sur 07/05/2012
Seule la Coalition pour une réforme du Québec peu entrainer une évolution économique durable dans la Province actuellement.
Le PQ est ficelé par les syndicats et aspire à démolir le peu qui reste dressé en place, et le PLQ vasouille comme un serpent à sonette et ne cesse d'augmenter nos taxes.

Récemment un Français de gauche déclarait à Paris sur les ondes "l'économie on s'en fou avec Sarko, nous on veut du social avec Hollande" oui mais sans argent pas de social et il faut commencer par renforcer l'économie et surtout diminuer les taxes au Quotidien pour re-stimuler la classe moyenne, celle dont tout dépend.
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SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
Reflexion01
Reflexion 101
05:46 sur 07/05/2012
Un Parti Politique en manque d’oxygène..
Depuis sa création, il y a presque 40 ans, le PQ nous a habitué à des attitudes et des positions parfois difficiles à comprendre.
Une chose est certaine, un Parti dont les idées n’ont pas évolué depuis 40 ans est un Parti aux racines en décompositions.

Les idées de division entre familles, amis et voisins n’enchantent personne, même pas les Péquistes eux-mêmes.
Seul quelques extrémistes et des représentants activiste de la Gauche Syndicale veulent encore s’emparer d’un pouvoir qui leur échappe avec des slogans vides genre « un Pays à nous ».
Il ne saurait y avoir de séparation sans déchirement et effondrement de notre économie et ça le peuple l’a bien compris…sauf Marois qui conduit encore ses troupes vers la destruction complète du Québec…détruire pour mieux bâtir prétendent-ils..mais encore faudrait-il être capable de faire des choses positives….
La manipulation des Étudiants dans ce dernier conflit à couté un bras aux contribuables, et je doute qu’ils votent pour les Députés au carré rouge aux prochaines élections.
20:34 sur 06/05/2012
Aucun des partis politiques du Québec ne semble se démarquer suffisamment pour être autre chose que le choix le moins pire. La souveraineté est loin d'attirer la majorité des citoyens et Pauline Marois ne semble pas intéresser assez de fédéralistes pour aider le Parti Québécois. Jean Charest souffre de la comparaison avec Jean Lesage, ou même Robert Bourassa. Malgré tous ses efforts, Jean Charest n'a pas l'air de croire au Plan Nord comme Robert Bourassa croyait en sa Baie James. Quand le chef n'est pas flamboyant ou n'a pas l'air passionné, le PLQ a l'air incapable de transmettre le feu sacré à la population. On l'a vu avec Claude Ryan et Daniel Johnson. Quand à la CAQ, on se demande si les coutures du patchwork vont tenir. Quand le chef lance son parti en répondant "on verra", cela leur donne l'image d'une bande de pee-wees. Quand à Québec solidaire, ils doivent réussir à vaincre la crise d'écoeurantite aigue des citoyesn vis-à-vis les taxes. Comme pouvait l'être Marie-Madeleine avec son pied mariton, sa jambe de bois, son oeil en porc frais et sa cuisse de velours, le Québec est bien mal amanché.
19:06 sur 06/05/2012
«Elle n'a pas ce qu'il faut. Elle a fait la démonstration qu'elle n'a pas ce qu'il faut pour être premier ministre du Québec»,. Une erreur sur le pronom. on devrait remplacer par le il
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Pierre Deruelle
pierre m de ruelle
17:08 sur 06/05/2012
moratoire, dortoir, mouroir, voila des mots qui sonnent bien ensemble, mais pas tres courageux quand on veut instaurer un changement. comme chef politique ..Je prefere de loin progres, projets, objectifs , reussite, courage, fierte...
17:17 sur 06/05/2012
Pleinement d'accord avec vous, le progrès est en déficit au Québec
16:36 sur 06/05/2012
Charest a un point quand il parle de Pauline et du PQ de cette manière. Mais il a aussi besoin de donner un solide coup de barre à son parti pour ravoir notre vote.
Le Québec est en véritable criese d'identité avec ses deux principaux parties politiques. En même temps, il ne fais pas confiance tout à fait à Legault.
Les Québécois se cherchent comme individus. Il y a beaucoup de délinquance de toutes sortes dans notre société. Plusieurs d'entre nous n'ont plus de boussole personnelle et un faible sens de la responsabilité.
Comme disait mon père: ''On a des croûtes à manger pour devenir fort. Mais avant de vouloir tout changer dans la société, il faut commencer par mettre de l'odre dans sa propre vie.''
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Pierre Deruelle
pierre m de ruelle
17:10 sur 06/05/2012
vous avez bien du gros bon sens comme on dit par chez vous!
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Le Kwisatz Haderach
There is no power without brain power.
14:09 sur 06/05/2012
Deja qu'on avance en rien au Quebec, imaginez ce que ce sera avec un gouvernement en amour avec les moratoires...

mdr
18:04 sur 06/05/2012
C'est bien triste à dire mais la disparition du PQ au prochaine élections serait une bonne chose, depuis novembre 1976 qu'on attends que le vote pour la souveraineté passe de 40% à 50% +1, combien avons nous investi collectivement en argent et en émotions dans cette aventure passons à autre chose, bâtissons un Québec fort économiquement, géographiquement nous sommes la Province la plus avantagé, nous avons des richesses immenses et que faisons nous? On vit au crochet d'une autre province c'est honteux de trouver ça normal et de se complaire dans notre médiocrité et notre indolence chronique.Si on enlève tout les travailleurs qui sont payés avec des fonds publiques il ne reste plus beaucoup de force vive dans cette province, il faut que ça change et ça presse, sinon ce sont les immigrants qui anglicise actuellement Montréal qui finiront par prendre le contrôle et eux feront les changements nécessaires pour qu'on passe à autre chose que la maudite souveraineté, ju pu capable.
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Le Kwisatz Haderach
There is no power without brain power.
18:20 sur 06/05/2012
Y en aura pas de separation, elle n'aura jamais plus de 40% des voix de toute facon, parce que le Quebec est trop endetté. Vous verrez, il n'y aura pas de reverendum!

C'est un secret de polichinelle que personne n'en veut.