François Hollande à l'Elysée ou le sacre d'un président qui entend être "normal" (PHOTOS)

CP  |  Par Publication: 06/05/2012 14:07 Mis à jour: 07/05/2012 13:34

PARIS - Un "président normal", c'est ce qu'a promis d'être François Hollande. Le socialiste, qui "aime les gens plus que l'argent", devient à 57 ans le second président de gauche de la Ve République. Celui qui n'a jamais été ministre s'est minutieusement préparé à la fonction élyséenne en menant une longue campagne de rassemblement face à un Nicolas Sarkozy souvent accusé de diviser les Français.

L'ancien patron du PS a longtemps été moqué pour son supposé manque de charisme, mais il a réussi à s'imposer comme une alternative crédible au président sortant, montrant notamment qu'il pouvait le contrer lors du débat télévisé d'entre-deux tours. Un changement de statut radical pour celui qui avait été accusé de mollesse et de trop vouloir chercher à faire la synthèse.

Dans son discours du Bourget, qui a lancé sa campagne en janvier, François Hollande a désigné "le monde de la finance" comme son véritable adversaire.

Des années auparavant, dans une interview télévisée, il avait déclaré qu'il n'aimait pas les riches. Une phrase qu'il regrette à présent. "C'est l'arrogance des privilégiés qui m'insupporte, leur prétention à dominer", écrit-il dans son livre "Changer de destin", en ajoutant: "j'aime les gens plus que l'argent".

Dans cet ouvrage, le député de Corrèze revendique une distance envers "ceux qui se croient nés pour diriger". "Je veux conquérir le pouvoir mais je ne suis pas un vorace. Je veux simplement le mettre au service des Français", assurait-il au Bourget.

Né à Rouen le 12 août 1954 dans une famille de la petite bourgeoisie, François Hollande se passionne pour la politique dès l'adolescence. Sa mère assistante sociale, dont il loue l'"infinie gentillesse", lui transmet "l'ambition d'être utile". Le jeune homme développe des convictions politiques à l'opposé de celles de son père médecin, partisan de l'Algérie française.

Etudiant à Sciences Po, il milite à l'UNEF. Après avoir fait HEC et l'ENA (promotion Voltaire), il devient en 1980 auditeur à la Cour des comptes. Adhérent du PS depuis 1979, il participe à la campagne victorieuse de François Mitterrand en 1981 puis travaille un temps à l'Elysée.

Il plante ensuite ses racines en Corrèze, se faisant élire député en 1988 sur les terres de Jacques Chirac. Il a aussi été maire de Tulle de 2001 à 2008. Et il préside actuellement le conseil général de ce département rural. C'est d'ailleurs à Tulle, le 31 mars 2011, qu'il a annoncé sa candidature aux primaires socialistes.

A l'époque, Dominique Strauss-Kahn fait figure de favori mais le directeur général du FMI n'aura jamais l'occasion de se déclarer: le scandale du Sofitel de New York, qui éclatera en mai, l'écartera de la course à l'investiture.

Hollande, lui, sort d'une "traversée, non du désert mais du plateau de Millevaches", comme il l'écrit lui-même. Cela fait trois ans qu'il a quitté la direction du Parti socialiste.

Pendant ses 11 ans à la tête de la rue de Solférino, sa rondeur et sa bonhomie ont parfois été assimilées à un manque de poigne. Doué d'une répartie pourtant féroce, il a été surnommé "Flanby" ou comparé à une inoffensive "fraise des bois".

S'il n'a jamais été membre d'un gouvernement, François Hollande fait valoir qu'il a été "associé" en tant que Premier secrétaire du PS "à toutes les décisions de la gauche plurielle" du gouvernement de Lionel Jospin (1997-2002).

Lorsque ce dernier est évincé de la présidentielle par Jean-Marie Le Pen le 21 avril 2002, François Hollande est profondément marqué. Il se promet de ne "pas revivre cet effroi, cet accablement" d'une qualification de l'extrême droite au second tour.

Le Premier secrétaire arrive à redresser la barre du PS transformé en bateau ivre. En 2004, la vague rose des régionales de mars et les européennes de juin sont perçues comme un succès personnel. Fin août de cette année-là, il s'invite donc discrètement dans le bal des "présidentiables" au détour d'une petite phrase: y a-t-il "meilleure préparation à l'exercice des responsabilités que d'être Premier secrétaire?".

Mais la victoire du "non" au référendum du 29 mai 2005 sur la Constitution européenne, alors qu'il avait ardemment prôné le "oui", le plonge dans une période de turbulences où son leadership est contesté. Réélu premier secrétaire du PS avec 76,96% en novembre 2005, il est alors considéré comme l'homme de la "synthèse molle".

"Je préfère un bon et durable compromis à un passage en force qui ne règle rien", se justifiait-il récemment dans "Paris Match". Ségolène Royal, qui a eu avec lui quatre enfants, a assuré de son côté à "VSD" qu'il avait du "caractère": "Sa capacité à présenter un projet, à le défendre de façon forte et crédible est bien la preuve qu'il n'est pas mou".

François Hollande l'avoue aujourd'hui: en 2006, il a songé à briguer l'Elysée. Mais la division du PS sur le référendum de 2005 l'avait affaibli. Et Ségolène Royal avait la faveur de l'opinion. "Je me suis effacé sans aucune réserve, même si nos vies personnelles se séparaient", écrit-il dans "Changer de destin". Après la victoire de Nicolas Sarkozy en mai 2007, au soir même du second tour des législatives de juin, la rupture est annoncée officiellement.

François Hollande passe les rênes de la rue de Solférino à Martine Aubry en 2008. Puis, durant son éclipse médiatique, il prépare son projet. Courant 2010, il fait son retour sur le devant de la scène. Aminci, il apparaît rajeuni au côté de sa nouvelle compagne, Valérie Trierweiler, journaliste à "Paris Match".

Il écrit d'elle qu'elle lui apporte "le bonheur personnel" indispensable pour mener une bataille présidentielle. Dans l'une de ses rares interviews, elle le décrit comme "un homme pudique, même si dans le privé il n'a aucune difficulté à exprimer ses sentiments". A 47 ans, mère de trois enfants, elle ajoute qu'elle compte continuer à travailler même si elle devient première dame.

François Hollande n'a jamais été marié mais assure ne rien avoir contre cette institution. Le couple insiste sur le caractère personnel d'une telle décision.

Investi candidat du PS et du PRG (Parti radical de gauche) après avoir remporté les primaires d'octobre 2011, François Hollande réunit immédiatement ses anciens concurrents autour de lui, dont Manuel Valls, Ségolène Royal et Martine Aubry, qui avait pourtant critiqué son "flou" durant un débat des primaires.

François Hollande a placé sa campagne sous le signe du rassemblement et lui donne une grande cause, celle de la jeunesse. Il promet que la justice guidera son action et c'est à cette aune qu'il souhaite que son éventuel quinquennat soit jugé. Lui qui confie n'être pas croyant propose d'inscrire la laïcité dans la Constitution.

Il a laissé un temps entendre qu'il ne vivrait pas à l'Elysée car il voulait garder sa "simplicité". Mais les services de sécurité ont ensuite expliqué au couple que s'il continuait à habiter son logement actuel du XVe arrondissement, les sacs de leurs voisins devraient être systématiquement fouillés à chaque entrée dans l'immeuble, a rapporté sa compagne, sans préciser quel lieu de résidence le couple choisirait.

Durant la campagne, François Hollande a levé un peu le voile sur ses goûts personnels. Il confie aimer Léo Ferré mais écouter Joe Dassin en voiture. Au cinéma, il dit avoir été marqué enfant par "Spartacus" de Stanley Kubrick, mais cite comme ses films préférés "Sous le sable" de François Ozon, "Baisers volés" de François Truffaut et "Ma nuit chez Maud" d'Eric Rohmer. Et après la publication de photos de lui au supermarché, il a confirmé apprécier la compote "avec des morceaux".

"Je serai un président le plus proche possible des Français, le plus à l'écoute", promettait dans un entretien à "Paris Match" celui qui entend être un "président normal".

"Il n'y a pas de Hollande caché", assurait Valérie Trierweiler dans "Libération". "Il sera un chef d'Etat digne et honnête".

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  • François Hollande savoure

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  • Les partisans de François Hollande fêtent la victoire

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  • La place de la Bastille noire de monde

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  • La place de la Bastille noire de monde

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  • François Hollande remercie ses partisans

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  • Des milliers de partisans de François Hollande célébrent

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  • Les partisans de François Hollande se sont rassemblés sur la place de la Bastille

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  • Les partisans de François Hollande en liesse

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  • La place de la Bastille noire de monde

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  • Baiser électoral

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  • François Hollande se pose en rassembleur

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  • L'ancien PM Lionel Jospin félicite François Hollande

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  • Le 1er discours du nouveau président

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  • Les partisans de Hollande célébrent à la Bastille

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  • Les partisans de Hollande célébrent sur les Champs-Élysées

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  • Les partisans de Hollande célébrent à la Bastille

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  • Nicolas Sarkozy quitte la tribune

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  • Une partisane de Nicolas Sarkozy

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  • François Hollande célébre

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  • François Hollande et Valerie Trierweiler

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  • Les partisans de Hollande célébrent à la Bastille

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  • Les partisans de Hollande célébrent à la Bastille

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  • Les partisans de Hollande célébrent à la Bastille

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  • Les partisans de Hollande célébrent à la Bastille

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  • Les partisans de Hollande célébrent à la Bastille

    (Photo FRANCK FIFE/AFP/GettyImages)

  • Les partisans de Hollande célébrent à la Bastille

    (Photo by Pascal Le Segretain/Getty Images)

  • Les partisans de Hollande célébrent à la Bastille

    (Photo by Pascal Le Segretain/Getty Images)

  • Le discours de Nicolas Sarkozy

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  • Le discours de Nicolas Sarkozy

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  • Tensions avant le dévoilement du prochain président de la République

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  • En attendant les résultats

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  • Ségolène Royal, ex-compagne de François Hollande

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  • Partisanes de Sarkozy attendent les résultats

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  • Les partisans de Nicolas Sarkozy attendent les résultats du second tour

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  • Un partisan de François Hollande affiche ses couleurs

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  • Partisane de François Hollande, émotive

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  • Hollande tout sourire en attendant les résultats

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  • François Hollande euphorique

  • Réactions des partisans du Parti socialiste

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  • Les partisans de Hollande savourent

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  • Tout sourire

  • Valérie Trierweiler, masquée

  • Un partisan du Parti socialiste

    AFP PHOTO / MEHDI FEDOUACH

  • Victoire de François Hollande

    La Presse Canadienne

  • Partisans de François Hollande

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  • François Hollande félicité par un partisan

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  • Valérie Trierweiler et François Hollande, détendus, à Tulle

  • Une militante socialiste

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  • Nicolas et Carla Sarkozy en déplacement

  • Nicolas et Carla Sarkozy, complices

  • Nicolas Sarkozy vote


Revivez le second tour de l'élection présidentielle, heure après heure
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Près de 30 départements de métropole et d'outre-mer, qui avaient choisi Nicolas Sarkozy en 2007, ont cette fois basculé en faveur de François Hollande, comme la Sarthe, où était élu François Fillon, la Somme, la Seine Maritime, l'Ardèche ou la Meurthe-et-Moselle. Aucun département favorable à Ségolène Royal en 2007 n'a choisi cette fois-ci le président battu.

A l'est d'une Bretagne entièrement acquise au nouveau président socialiste une ceinture formée de la Manche, de l'Orne, de la Mayenne, du Maine-et-Loire et de la Vendée restent à droite. Il en est de même, parfois d'une courte tête, des régions Centre, Champagne-Ardenne, Franche-Comté, Alsace, Lorraine et Rhône-Alpes (même si Lyon est à gauche). Nicolas Sarkozy conserve la Corse et plusieurs départements du Sud-Est (Bouches-du-Rhône, Alpes Maritimes, Var, Vaucluse, Drôme, Gard et Lozère), ainsi qu'en Ile-de-France, les Hauts de Seine, la Seine-et-Marne et les Yvelines.

Le reste de la France, à commencer par Paris, est majoritairement en faveur de François Hollande, en particulier un large tiers sud-ouest, qui correspond à des terres historiquement de gauche, mais dont une partie ont souvent cédé aux sirènes de la droite dans l'histoire de la Ve République. S'y ajoutent, outre la Bretagne, le Nord-Pas de Calais et, de justesse, la Picardie. L'outre-mer a majoritairement choisi François Hollande. La Guadeloupe et la Réunion sont les deux départements qui ont fourni ses plus beaux scores au candidat socialiste, à plus de 70%.

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François Hollande a obtenu 51,67% des suffrages exprimés, contre 48,33% à Nicolas Sarkozy, selon une totalisation des résultats portant sur la France entière, à l'exclusion d'un million de Français de l'étranger, établie par le ministère de l'Intérieur.

Quelque 17,8 millions de suffrages se sont portés sur le président élu, 16,7 millions sur son prédécesseur et 2,1 millions d'électeurs ont voté blanc ou nul, selon cette totalisation portant sur plus de 45 millions d'inscrits et 36,6 millions de votants.

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Martine Aubry, Benoît Hamon, ou Ségolène Royal, à qui François Hollande a tenu à faire la bise devant les caméras, accompagnent le Président élu sur la scène de la place de la Bastille.

Valérie Trierweiler accompagnaient aussi son compagnon de Président.

» Bastille: les sympathisants se rassemblent pour fêter la victoire de François Hollande

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parisien

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Barack Obama a félicité dimanche François Hollande pour son élection à la présidence française, et l'a invité à une rencontre bilatérale à la Maison Blanche avant les sommets du G8 et de l'Otan prévus dans deux semaines aux Etats-Unis, a annoncé la présidence américaine.

"Le président Obama a appelé le président élu français François Hollande pour le féliciter après l'annonce de l'élection française aujourd'hui" dimanche, a précisé le porte-parole de la Maison Blanche, Jay Carney. De même source, "le président Obama a déclaré avoir l'intention de travailler étroitement avec François Hollande et son gouvernement sur un ensemble de dossiers difficiles en matière économique et de sécurité".

En outre, "le président Obama a noté qu'il accueillerait le président élu Hollande à Camp David pour le sommet du G8 et à Chicago pour le sommet de l'Otan ce mois-ci, et a proposé que tous deux se rencontrent auparavant à la Maison Blanche", a révélé Jay Carney dans un communiqué. Lors de cet appel, "le président Obama et le président élu Hollande ont tous les deux rappelé l'alliance importante et durable entre les Américains et les Français", a conclu le porte-parole.

» Ce qu'Obama peut apprendre de la défaite de Sarkozy, le billet de Sophie Meunier, chercheur en relations internationales à la Woodrow Wilson School, université de Princeton (Etats-Unis) et co-directrice du European Union Program de Princeton.

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D'après un sondage OpinionWay, près de deux millions de Français ont choisi le bulletin contestataire, qui ne sera pas comptabilisé, soit 6% des suffrages. Ce vote est entré dans le score définitif de l'abstention. En Espagne, on comptabilise ce vote blanc, même s'ils ne sont pas traduits en sièges.

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Le candidat socialiste a été accueilli par une foule en liesse place de la Bastille à Paris. Il est arrivé de Tulle où il a donné un premier discours. Il a pris à nouveau la parole d'une voix éraillée devant ses centaines de milliers de partisans réunis sur la place de la Bastille, avant d'entonner la Marseillaise

» La fête à la Bastille

Regardez François Hollande à la Bastille:

"Mes amis, vous êtes une foule immense", Je ne sais pas si vous m'entendez mais moi je vous ait entendu, votre volonté de changement, votre force, votre espérance, et je veux vous exprimer ma gratitude, Merci peuple de France".

"Je sais ce que beaucoup ressentent. Des années et des années de blessures, de ruptures, de brûlures qu'il nous faudra réparer". "Je veux vous dire mon émotion d'être celui qui peut vous représenter, celui auquel vous avez confié la responsabilité du pays. Je veux aussi vous dire ma fierté d'être le président de la République, de tous les citoyens, égaux en droits et en devoir."

"Ma fierté aussi, 31 ans après, 31 ans jour pour jour, ici à la Bastille, merci d'avoir permis que la gauche ait un successeur à François Mitterrand. Merci à tous. Je sais ce qu'est le bonheur de ceux qui ont connu la même émotion qu'il y a 31 ans."

"Nous vivons un grand moment ! Nous devons faire de cette victoire non pas une victoire de la revanche, de la rancœur, mais non, une grande victoire, qui élève notre pays, qui le rend heureux, rassemblé !". "Je suis le Président de la jeunesse de France".

"Je veux vous demander de ne pas vous démobiliser, il y a encore beaucoup à faire dans les mois qui viennent, et d'abord donner une majorité au président de la République".

"Voilà mon message. Vous êtes bien plus qu'un peuple qui veut changer, vous êtes déjà un mouvement qui se lève partout en Europe et peut-être dans le monde pour porter nos valeurs, nos aspirations et nos exigences de changement. Merci, merci, merci"

"Souvenez-vous toute votre vie de ce grand rassemblement de la Bastille parce qu'il doit donner aussi envie à d'autres peuples que le nôtre dans toute l'Europe au changement qui s'annonce"

"Dans toutes les capitales, au-delà des chefs de gouvernement et des chefs d'Etat, il y a des peuples qui grâce à nous espèrent, regardent vers nous et veulent en terminer avec l'austérité"

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Le chef du gouvernement italien, Mario Monti, a émis le désir de "collaborer étroitement avec la France, en particulier dans le cadre européen", dans un message de félicitations adressé dimanche soir au nouveau président François Hollande.

Cette collaboration doit avoir pour "objectif une union toujours plus efficace et orientée vers la croissance", a indiqué le message, selon le communiqué du Palais Chigi, siège de la présidence du Conseil.

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L'avion d'affaires transportant le président élu François Hollande a atterri à l'aéroport parisien du Bourget en provenance de Brive-la-Gaillarde (Corrèze).

Le Falcon 900 B transportant François Hollande, s'est posé à 23h35 sur la piste du Bourget et le nouveau président doit ensuite rallier la place de la Bastille où l'attendent des dizaines de milliers de partisans.

À la sortie de l'aéroport, des dizaines de personnes couraient autour de la voiture du Président élu, les services d'ordre semblant quelque peu dépassé.

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La Première secrétaire du Parti socialiste s'est adressée aux militants du Parti socialiste regroupés sur la place de la Bastille pour fêter la victoire de François Hollande.


Martine Aubry a annoncé le changement place de... par BFMTV

Eva Joly aussi s'est exprimée à la Bastille:

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En milieu de soirée, l'ex-candidat du NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste) à l'élection présidentielle, Philippe Poutou, a fait une incursion bruyante dans la cour de l'hôtel de ville de Bordeaux puis a été évacué", écrit Sud-Ouest, selon qui les militants NPA ont entonné l’Internationale.

"On a bien braillé. Je crois qu'on les a énervés", déclare-t-il.

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"Les Français ont choisi ce soir de placer François Hollande à la tête du pays. En tant que républicain, je respecte ce choix. Je salue la campagne courageuse menée par Nicolas Sarkozy, campagne qui a permis de faire mentir tous les sondages, et de montrer que les Français ne signent pas ce soir un chèque en blanc à François Hollande, avec un score serré qui n'a rien d'un raz-de-marée (...). La situation de la France est d'une gravité sans précédent, et ceux qui dirigeront notre pays dans cette période devront faire preuve d'un sérieux et d'une responsabilité sans faille", a déclaré le ministre des Sports, dans un communiqué.

François Fillon s'est exprimé quant à lui de Matignon appelant à s'élever "au dessus des peurs et des extrêmes":

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François Hollande obtient 51,56% des suffrages exprimés, contre 48,44% à Nicolas Sarkozy, selon une totalisation des résultats portant sur 91% des électeurs, établie à 23H00 par le ministère de l'Intérieur.

16,5 millions de suffrages se sont portés sur le président élu, 15,5 millions sur son prédécesseur et 2 millions d'électeurs ont voté blanc ou nul, selon cette totalisation portant sur 42 des 46 millions d'inscrits et 34,1 millions de votants. Le taux d'absention est de 18,86% (contre 20,7% au premier tour cette année et 16,03% au second tour de 2007), soit 8 millions de personnes.

Ces résultats partiels proviennent de toute la France, mais les scores des deux finalistes ne sont encore que partiellement connus à Paris et dans la plupart des départements d'Ile-de-France.

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Il est 18h30, et c’est aussitôt, au 10, rue de Solférino, une explosion de joie. Pourtant on n’ose encore y croire. Les militants, les invités, les journalistes, personne ne tient en place. On va et vient dans les bâtiments, choisissant une meilleure fenêtre pour mieux apprécier les supporters de François Hollande. Des milliers de personnes sont réunies et on craint à tout moment des mouvements foule. Mais l’heure est à la fête.

» Solférino : la victoire de François Hollande vue du siège du PS - REPORTAGE

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François Hollande est attendu vers minuit à l'aéroport parisien du Bourget d'où il rejoindra la Bastille à Paris, après avoir quitté en voiture son fief de Tulle pour rallier l'aéroport de Brive-la-Gaillarde.

D'après l'entourage de François Hollande, le vol vers Paris doit prendre environ une heure.

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Le maire PS de Paris, Bertrand Delanoë, s'est réjoui du score "magnifique" dimanche soir de François Hollande dans la capitale (55,7%, provisoire), la ville plaçant pour la première fois en tête sous la Ve République un candidat de gauche.

"J'avais une ambition, c'est qu'avant que je quitte la mairie de Paris enfin (pour) une fois un candidat de gauche dans une élection nationale soit majoritaire, c'est une première historique", a déclaré Bertrand Delanoë à la presse à l'Hôtel de Ville, citant le chiffre de "55,7%", un "score magnifique".

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La députée PS Aurélie Filippetti a estimé dimanche soir qu'après la victoire du socialiste François Hollande à la présidentielle il y avait de la "joie" mais pas d'"euphorie" car la France est dans "une situation difficile".

"La joie oui, mais l'euphorie c'est différent. L'euphorie, ce serait de l'exubérance qui n'a pas lieu d'être parce que la France est dans une situation financière, économique extrêmement difficile", a-t-elle déclaré sur France 2.

"Et que les Français ont sanctionné le bilan de Nicolas Sarkozy en cette matière. Nous sommes heureux car notre candidat, et surtout le projet qu'il incarne pour le pays, a réussi à rassembler la confiance des Français dans un pays qui, il est vrai, n'est pas de gauche", a-t-elle ajouté.

"Il a été chercher les électeurs, les convaincre, bien au delà des frontières du Parti socialiste et bien au-delà des frontières de la gauche. Nous sommes heureux de ce message de confiance qui lui a été adressé", a encore déclaré Aurélie Filippetti.

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Pendant que les partisans de François Hollande commençaient à fêter leur victoire à la Bastille, les militants UMP réunies à la Mutualité chantaient "on est dans la merde" à l'annonce des résultats.

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L'ancienne ministre Christine Boutin veut faire de son parti, le Parti chrétien-démocrate, "le fer de lance de la résistance", a-t-elle annoncé dimanche après la victoire du socialiste François Hollande.

"Le Parti chrétien-démocrate devient aujourd'hui le fer de lance de la résistance", affirme Christine Boutin, pour qui l'élection de François Hollande "signe la victoire d'une gauche archaïque sur le plan économique et libertaire sur le plan social". L'ex-ministre du Logement sous Nicolas Sarkozy appelle à "résister à l'entreprise de sape de notre société que la gauche écolo-socialo-communiste va mener", dans un communiqué.

Christine Boutin avait voulu se présenter à la présidentielle mais n'avait pas réussi à rassembler les 500 signatures nécessaires. Son parti "présentera dans la France entière plus de 100 candidats aux élections législatives et sera présent à tous les rendez-vous électoraux à venir", selon le communiqué. Mme Boutin est connue pour ses positions contre le mariage homosexuel ou l'avortement.

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François Hollande doit prendre ses fonctions au plus tard le 15 mai, date de la fin du mandat de Nicolas Sarkozy.

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Publié par Geoffrey Dirat  |