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Yémen: l'armée a tué cinq insurgés dans un raid aérien au sud du pays

05/05/2012 06:11 EDT | Actualisé 05/07/2012 05:12 EDT

SANAA, Yémen - Des raids aériens de l'armée du Yémen ont tué cinq militants dans le sud du pays, samedi, alors que le président a promis de renforcer sa campagne contre les insurgés d'al-Qaïda.

Les troupes gouvernementales sont dans une offensive contre le réseau terroriste depuis plusieurs semaines, après que des extrémistes eurent profité de l'instabilité politique régnant au Yémen pour élargir leur pouvoir.

Des responsables militaires ont précisé que les raids aériens de samedi avaient frappé la ville de Lawder, dans la province d'Abyan, faisant cinq morts parmi les militants. Ils ont requis l'anonymat, n'ayant pas été autorisés à discuter publiquement de l'affaire.

Le président yéménite, Abed Rabo Mansour Hadi, a indiqué que le combat contre le réseau terroriste ne faisait que commencer. Il a pris la parole lors d'une cérémonie de graduation d'officiers militaires.

M. Hadi a ajouté que cette lutte ne serait pas terminée avant que tous les villages, districts et régions du pays ne soient «nettoyés des terroristes».

Depuis sa prise de pouvoir en février, le président Hadi a renforcé la collaboration du pays avec Washington, qui juge que la branche yéménite du réseau al-Qaïda est la plus active.

L'homme fait par ailleurs face à une lutte interne de pouvoir. Il tente de réformer les agences de sécurité, qui sont formées de nombreux fidèles de son prédécesseur, Ali Abdullah Saleh. L'ex-président Saleh avait démissionné de ses fonctions à la suite d'un soulèvement populaire qui avait secoué le Yémen l'an dernier.

Certaines voix se sont élevées pour dénoncer M. Saleh d'avoir fait obstruction aux réformes entreprises par le président Hadi et d'avoir résisté à ses efforts de nettoyer les agences de ses fidèles, parmi lesquels on dénombre des membres de sa famille.

Par ailleurs, un groupe yéménite de défense des droits de l'homme a déclaré samedi que l'agence du renseignement détenait deux Belges depuis plus d'un mois et ce, sans poursuite ou renvoi à un procès. Selon le Hood Organization for Defending Human Rights, les deux hommes étudiaient l'arabe et se trouvaient à l'aéroport, tentant de quitter le pays, lorsqu'ils ont été arrêtés.

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