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Retour au calme près du ministère de la Défense au Caire après les heurts

05/05/2012 03:59 EDT | Actualisé 04/07/2012 05:12 EDT

Le calme régnait samedi matin dans le secteur du ministère de la Défense au Caire, où un couvre-feu nocturne a été imposé après des affrontements entre manifestants et militaires qui ont fait deux morts et près de 300 blessés, a constaté un journaliste de l'AFP.

Une grande artère menant au ministère était toujours barrée par des soldats et des véhicules blindés, après la levée du couvre-feu à 07H00 locales (05H00 GMT).

Des responsables de l'hôpital universitaire Al-Zahra ont déclaré vendredi avoir reçu les corps de deux personnes. Des médecins sur place ont dit qu'elles avaient été tuées par des tirs.

Selon le ministère de la Santé, les affrontements ont fait un mort, un militaire, et 296 blessés, dont 131 ont dû être conduits à l'hôpital.

Une cérémonie de funérailles militaires devait avoir lieu samedi au Caire pour le soldat tué. Un de ses camarades a indiqué à l'AFP qu'il s'agissait d'un membre des forces spéciales, tué dans des accrochages près d'une mosquée du centre-ville.

Les manifestants protestaient contre le pouvoir militaire en place depuis la chute du régime du président Hosni Moubarak en février 2011, qu'il accusent de chercher à influencer l'élection présidentielle dont le premier tour est prévu les 23 et 24 mai.

Le Conseil suprême des forces armées (CSFA), qui dirige le pays, a de son côté réaffirmé jeudi sa volonté de voir des élections "100% honnêtes et transparentes", et s'est engagé à remettre le pouvoir aux civils avant la fin juin, une fois le président élu.

Le gouvernement nommé par l'armée a déclaré vendredi soir dans un communiqué que "de pareils actes (contre le ministère de la Défense) sont injustifiables, le conseil militaire ayant annoncé à plusieurs reprises son engagement à remettre le pouvoir à une administration civile avant le 30 juin".

Le gouvernement du Premier ministre Kamal al-Ganzouri a pressé tous les partis politiques et le Parlement, dominé par les islamistes, de mettre les intérêts du pays "au dessus de leurs intérêts particuliers".

se-cr/vl

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