Le PQ tient son conseil national et se prépare pour des élections

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QUÉBEC - La chef péquiste Pauline Marois a donné un avant-goût, samedi, de la prochaine campagne électorale, au moment où une issue possible dans le conflit étudiant relance l'hypothèse d'un scrutin général avant l'été.

Elle a chauffé ses troupes au conseil national de son parti à Québec, peut-être le dernier regroupement de ce genre avant les élections. Et en soirée elle a tenu un rassemblement de ses militants régionaux de Québec, en compagnie de ses députés et candidats.

Selon elle, rien n'est impossible et le chef libéral pourrait bien profiter de la fin des contestations pour déclencher la campagne. M. Charest avait déjà qualifié d'«ignobles et grotesques» les soupçons de Mme Marois selon lesquels il pourrait vouloir se servir de la grève pour en tirer un profit électoral.

«Avec M. Charest on ne sait jamais à quoi s'attendre, même si cela peut sembler ignoble et grotesque, peut-être pensera-t-il à des élections à court terme», a -t-elle relancé samedi soir en point de presse.

Elle n'a pas manqué de diriger des piques contre Jean Charest et le caquiste François Legault, ses deux adversaires dans la course à trois serrée que se livrent les formations dans les sondages plutôt volatiles des dernières semaines.

L'enjeu du prochain scrutin sera clair, a-t-elle déclaré devant ses militants en début de soirée.

«Voulez-vous congédier Jean Charest et son gouvernement, oui ou non? Si oui, votez Parti québécois. Sinon, votez libéral, et si vous ne savez pas, 'on verra'», a-t-elle lancé en référence aux remarques évasives de François Legault sur son programme.

Elle a opposé sa méthode, celle de vouloir rassembler, à la méthode «autoritaire» de Jean Charest qui divise les Québécois, selon elle, répondant ainsi à son adversaire qui l'accuse de louvoyer. Elle n'a pas manqué de l'associer à Stephen Harper, mais aussi d'amalgamer Jean Charest et le caquiste François Legault.

Pour être à la tête de son parti qui regroupe le plus grand nombre de membres, il faut «écouter, dialoguer et rassembler», a-t-elle répété constamment, une description de ce qu'on attend d'un premier ministre, à son avis. Mais elle voit le contraire au gouvernement depuis des mois.

«Nous voyons un Jean Charest qui n'écoute pas, qui ne dialogue pas et qui divise les Québécois, a-t-elle dit en conseil général. Nous voyons très clairement les résultats de ce type de leadership, autoritaire, fondé sur la division.»

Jean Charest se «gargarise» du mot leadership, mais il s'inspire non pas du libéral Jean Lesage, mais plutôt du conservateur Stephen Harper, a-t-elle comparé. Le leadership de M. Charest est fondé sur «le mépris, la confrontation et la division», et il a donné comme résultats «corruption, endettement, injustice et conflit social».

Elle soutient que le gouvernement agit ainsi pour faire oublier son bilan «désastreux» et qu'il est dur envers les jeunes pour faire oublier qu'il a été «mou contre la corruption».

«Moi, je serai sans pitié envers la corruption», a-t-elle insisté, en affirmant que le PQ avait fait le ménage après chaque règne libéral.

Les libéraux ont renoncé à défendre les intérêts du Québec et veulent vendre le Nord aux entreprises étrangères, tandis que la CAQ de François Legault suivent les mêmes traces, a-t-elle fait comme rapprochement.

Maintenant, les Québécois sont mûrs pour changer de gouvernement, changer de direction et changer de pays, a-t-elle plaidé.

«Notre mission à nous, celle que nous devons mettre au-dessus de toutes les autres, c'est de rassembler.»

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