Légalisation de la marijuana: rassemblement à Montréal et ailleurs dans le monde

PC  |  Par Publication: 05/05/2012 11:26 Mis à jour: 07/05/2012 13:35

MONTREAL - C'est dans une ambiance de fête que se déroule samedi à Montréal la 14e marche annuelle pour la légalisation de la marijuana.

L'événement est organisé dans une centaines de villes dans le monde, dont à Montréal et Toronto.

Dans la métropole québécoise, les marcheurs ont rendez-vous à 13h00 au Carré Saint-Louis. Ils se rendront jusqu'à l'intersection des rues Rachel et St-Laurent où un grand spectacle les attend entre 15h00 et 18h00.

Le directeur de la Fondation marijuana et du Centre compassion de Montréal, Marc-Boris St-Maurice, profite de l'événement pour dénoncer les peines de prison minimales obligatoires adoptées par le gouvernement Harper pour la possession de cannabis. M. St-Maurice estime qu'il s'agit «d'un pas en arrière» et que ce n'est pas en traitant les gens comme des criminels qu'on va arriver à aider ceux qui ont un grave problème de consommation.

Il ne voit pas pourquoi les «consommateurs responsables de marijuana» devraient être pénalisés de la sorte. D'autant plus que, selon lui, l'usage de ces peines minimales chez non voisins du sud n'ont rien fait pour freiner l'usage de cette drogue aux États-Unis.

M. St-Maurice plaide non seulement pour la légalisation de la marijuana, mais aussi que le produit soit réglementé, avec des taxes et de l'étiquetage, comme c'est le cas pour l'industrie du tabac.

Il lance aussi une mise en garde puisque la légalisation de ce produit ne veut pas dire qu'il faut nécessairement en faire la promotion. Il dresse le parallèle avec ce qui se fait déjà avec les cigarettes et les produits du tabac.

Enfin, Marc-Boris St-Maurice compare la marche mondiale pour la légalisation de la marijuana au défilé de la fierté gai puisque les consommateurs de cannabis devraient avoir le droit, selon lui, de s'afficher ouvertement et sans aucune honte. D'ailleurs, il s'attend à ce que plusieurs participants profitent de l'événement de la journée pour faire un geste de désobéissance civile en fumant un joint ouvertement sur la rue.

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Publié par Geoffrey Dirat  | 
 
 
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15:47 sur 06/05/2012
Ne rien faire dans ce dossier et continuer d'user d'hypocrisie crasse - l'usage du cannabis est si répandue comme jamais dans l'histoire occidentale autant chez les jeunes que les moins jeunes- comme le font les conservateurs présentement équivaut à abdiquer toute cette consommation aux mains de groupes mafieux, bandes de motards criminels et gangs de rue qu'il faut absolument déstabiliser puisqu'en prison ou non leurs leaders continuent d'exercer un contrôle horizontal et vertical de ces drogues douces ou pire, drogues dures et celles de synthèse, fort prisées par les jeunes et si facile d'accès pour ceux-ci dans les cours d'école puisqu'ils doivent être cartés pour acheter une simple cigarette dite "légale" dans tout dépanneur.

Il y a 80 ans ce fut une révolution au Québec de créer ces Commissions des liqueurs pour contrer les alcools frelatés alors mortels. En 1985, ce fut également une révolution pour la SAQ de vendre et de controler la qualité des vins vendus dans les dépanneurs; certains croyant que tous les Québécois deviendraient aussitot tous alcooliques. Quel individu ou quel élu proposerait 37 ans plus tard de retirer le vin des dépanneurs? Personne puisque depuis tout ce temps, nous avons collectivement usé de responsabilité individuelle et collective et créé des programmes de sensibilisation et d'éducation du public sur l'abus d'alcool comme le furent EducAlcool et Nez Rouge, exportés depuis dans le monde entier.
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23:52 sur 05/05/2012
Peu importe que çà soit légale ou non, la personne peut bien en consommer. Celle-ci plane, d'accord. Elle soulage ces maux intérieurs, d'accord. Ces effets sont ni plus ni moins à long terme et, l'utiliser par la force de l'habitude, se transporte dans la dépendance. Les conséquences s'en suivent...En effet, les voisins du sud ne règlerons rien en imposant des peines. Il y a sûrement d'autres avenues pour y remédier. C'est un autre débat. Nous avons encore du travail à faire...N'y a-t-il pas un litige actuellement entre les fumeurs de cigarettes exigeant des redevances aux méprisants fabricants de cigarettes?...alors que celles-ci sont légales?...Tout un paradoxe.
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Pierre Deruelle
pierre m de ruelle
17:27 sur 05/05/2012
Sans etre intolerant a tout crin, force m'est de constater que fumer du pot ( Weed) est une forme de dependance, or une dependance rend esclave, comme toutes formes de dependances.. Encore la que des adultes, majeurs et vaccines , plannent de temps en temps, c'est leur choix.
Par contre j'ai plus de reserve quand aux plus jeunes qui au lieu de realiser leurs reves ne font seulement qu'en rever. Cela est moins drole dans ces cas la.
Maintenant heureusement que la plupart decrochent et passent a autres choses.
L'action tue les emotions, et hop en avant.
18:31 sur 05/05/2012
J'aime bien votre analyse. Pour ce qui est de la dépendance, il existe une myriade de produit qui provoque une dépendance plus nocive mais dont personne en parle.

La télévision, le sucre et le sel dans les aliments, la consommation de biens, l'alcool, le sexe, l'extrémiste religieux et politique et autres.....

Pour certains produits le crime vient avec; pour s'en procurer, pour influencer, pour contraindre et pour éliminer.

Rarement ai-je entendu l'histoire d'un crime odieux et inutile associé au pot, soit en état de stone ou pour s'en procurer.

Et quand vous parler des jeunes, cette drogue devient dissuète et ordinaire. Le chimique, qui coûte moins cher et frappe plus fort, ou la boisson, encouragé par le gouvernement et les moyens de communications, fait un ravage mortel.
15:45 sur 06/05/2012
Monsieur Deruelle,
Je vous invite cordialement à lire le résumé synthèse du Comité sénatorial sur les drogues douces présidé en 2001 par le sénateur conservateur Pierre-Claude Nolin et son vice président l'ex chef de police (libéral) de Vancouver. Ce rapport anti prohibitioniste a même fait place à un rapport dissident de la part de la regrettée professeure Marie-Andrée Bertrand, ex professeure émerite à la Faculté de criminologie de l'université de Montréal. http://www.parl.gc.ca/Content/SEN/Committee/371/ille/presentation/bertrand-f.htm

En lisant et parcourant ces rapports vous ne verrez jamais plus ce dossier de la légalisation et même de la taxation nécessaires de la même manière.

Ces deux rapports demeurent une référence dans le monde entier quant à cette urgence de légaliser voire de taxer le cannabis et même certaines autres drogues douces qui comme le cannabis ne développeemnt pas autant de dépendances qu'on ne pourraient le croire.