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Mali: arrestations de militaires après les troubles récents à Bamako

05/05/2012 09:03 EDT | Actualisé 05/07/2012 05:12 EDT

Plusieurs hauts gradés de l'armée malienne ont été arrêtés ces derniers jours à la suite des attaques menées en début de semaine à Bamako par des forces fidèles au régime déchu contre les ex-putschistes, a-t-on appris samedi de sources concordantes.

"Pour les besoins de l'enquête sur cette tentative de déstabilisation, je peux vous dire que le général Hamidou Sissoko a été interpellé", a affirmé à l'AFP une source proche de l'ex-junte qui avait renversé le 22 mars le président Amadou Amadou Toumani Touré (ATT) et pris le pouvoir, avant de le rendre aux civils.

"Des militaires sont venus arrêter le général Sissoko. Depuis, nous n'avons plus de ses nouvelles", a confirmé à l'AFP un membre de la famille du général, ancien chef d'état-major particulier du président ATT, réfugié à Dakar.

Le colonel Abdoulaye Cissé, commandant de la région militaire de Sikasso (sud), et le commandant Malamine Konaré, pilote de l'armée de l'air, ont aussi été arrêtés, selon des sources concordantes.

Une trentaine de civils et militaires avaient déjà été arrêtés jusqu'en milieu de semaine.

Le colonel Cissé, ancien fonctionnaire international dans un centre africain de lutte contre le terrorisme à Alger, a été l'aide de camp de l'ancien président malien Alpha Oumar Konaré (1992-2002).

Fils de l'ancien président, le commandant Konaré était apparu aux côtés des ex-putschistes dès les premières heures du coup d'Etat du 22 mars. Il était un haut cadre de la Sécurité d'Etat, les services de renseignements maliens.

Lors de combats lundi et mardi à Bamako, des parachutistes fidèles au président déchu ATT ont vainement tenté de reprendre des positions tenues par les ex-putschistes.

Les affrontements ont fait au moins 22 morts et des dizaines de blessés, principalement des militaires des deux camps.

Vendredi soir, un communiqué du ministère de la Défense lu à la télévision nationale a annoncé que les militaires du 33e Régiment de commandos parachutistes -auteurs présumés des attaques- seraient considérés comme "déserteurs" s'il ne se faisaient pas recenser jusqu'au 10 mai à la gendarmerie.

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