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Le monde du football et les familles de victimes commémorent les 20 ans du drame de Furiani

05/05/2012 07:17 EDT | Actualisé 05/07/2012 05:12 EDT

Une centaine de personnes s'est réunie samedi en fin de matinée au stade de Furiani en Corse pour les 20 ans de ce drame qui avait fait 18 morts et plus de 2.300 blessés, après l'effondrement d'une tribune, a constaté un journaliste de l'AFP.

Les familles des victimes et plusieurs survivants, dont une femme en fauteuil roulant, ont déposé tour à tour des gerbes de fleurs et des plaques commémoratives devant la stèle en honneur aux victimes. En silence, la plupart des personnes ne cachaient pas leur émotion.

Le président de la Fédération française de football (FFF), Noël Le Graët, présent depuis hier dans l'île pour ces commémorations, s'est aussi recueilli devant la stèle, au côté du président de la Ligue Corse de football, Marc Riolacci.

"Le drame de Furiani est commémoré par la +France du football+ car aucune rencontre ne va se dérouler aujourd'hui que ce soit en Ligue 1, Ligue 2, National, CFA...", a déclaré Noël Le Graët, qui a assisté vendredi à un "Tournoi du Souvenir" rassemblant des équipes de jeunes sur le stade de Lucciana, près de Bastia.

Interrogé sur une possible "sacralisation" de cette journée du 5 mai demandée par le Collectif des victimes qui souhaite que plus aucune rencontre ne se déroule ce jour-là, M. Le Graët a déclaré qu'un comité de suivi avait été mis en place et qu'il rendrait ses conclusions probablement en septembre.

La FFF analysera ces propositions et décidera ensuite la façon dont elle compte commémorer le drame de Furiani, a-t-il précisé.

Le 5 mai 1992, quelques minutes avant le coup d'envoi de la demi-finale de la Coupe de France opposant le SC Bastia à l'Olympique de Marseille, dans le stade chauffé à blanc, une tribune métallique géante de 10.000 places s'effondrait comme un château de cartes.

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