NOUVELLES

Discussions à Tripoli sur le cas d'un des fils de Kadhafi réfugié au Niger

05/05/2012 10:42 EDT | Actualisé 05/07/2012 05:12 EDT

Le sort de Saadi Kadhafi, l'un des fils de l'ex-dictateur Mouammar Kadhafi, a été au coeur de discussions samedi à Tripoli entre la Libye et le Niger, qui refuse de l'extrader après l'avoir accueilli pour raisons "humanitaires".

Le cas de Saadi, réfugié au Niger depuis septembre, fait "partie des dossiers en discussion", a affirmé à l'AFP le ministre libyen des Affaires étrangères, Achour Ben Khayal, samedi en marge de la réunion.

Le Niger a jusque-là rejeté toute extradition.

"Le gouvernement nigérien doit remettre au gouvernement libyen les dignitaires de l'ancien régime visés par un mandat d'arrêt", a déclaré le président du Conseil national de transition (CNT), au pouvoir en Libye, Mustapha Abdeljalil, cité par l'agence Lana.

La présence au Niger d'anciens dignitaires du régime "est un sujet important" pour la sécurité de la Libye, a ajouté le Premier ministre libyen Abdel Rahim al-Kib après des discussions avec son homologue nigérien.

En février, Saadi Kadhafi avait déclaré dans un entretien télévisé qu'un mouvement de rébellion émergeait en Libye contre les nouvelles autorités et s'était engagé à regagner son pays.

Tripoli a plusieurs fois fait part de sa volonté de juger sur son territoire un autre fils de l'ex-dictateur, Seif Al-Islam, actuellement détenu en Libye mais qui est réclamé par la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye pour crimes contre l'humanité.

Les discussions samedi entre Niger et la Libye ont également porté sur la sécurité autour de la frontière entre les deux pays --porte d'entrée d'armes et de clandestins-- et sur les conséquences du coup d'Etat au Mali.

dsg/jt/cnp

PLUS:afp