NOUVELLES

Défilés à Ramallah et Jérusalem-est en soutien aux détenus grévistes de la faim

05/05/2012 12:23 EDT | Actualisé 05/07/2012 05:12 EDT

Plusieurs centaines de personnes ont manifesté samedi en Cisjordanie et à Jérusalem-est afin de réclamer la libération des Palestiniens détenus en Israël, dont un nombre grandissant observent une grève de la faim depuis plusieurs semaines.

A Ramallah, quelque 500 Palestiniens ont pris part à un rassemblement à l'appel du Hamas, a constaté un journaliste de l'AFP. C'est la première fois en deux ans que le mouvement islamiste est autorisé à organiser une action publique sur un territoire dirigé par son grand rival du Fatah.

A Jérusalem-est, environ 300 personnes ont défilé entre les portes de la Vieille Ville et le siège de la Croix-Rouge, brandissant des portraits de détenus palestiniens, avant d'accrocher des drapeaux palestiniens sur le bâtiment du procureur général d'Israël.

Aucun manifestant n'a été arrêté, a indiqué à l'AFP une porte-parole de la police.

Ces rassemblements ont notamment eu lieu en soutien aux 1.550 Palestiniens emprisonnés en Israël (sur environ 4.700) qui observent une grève de la faim, pour la plupart depuis le 17 avril, afin de dénoncer leurs conditions de détention.

Deux d'entre eux, Bilal Diab, 34 ans, Thaer Halahla, 27 ans, ont cessé de s'alimenter depuis 67 jours.

Les prisonniers réclament l'abolition de l'isolement carcéral et de la détention administrative, une disposition controversée héritée du mandat britannique sur la Palestine qui permet l'incarcération de suspects sans inculpation ni jugement pour des périodes de six mois renouvelables indéfiniment.

Vendredi, le Hamas a mis en garde Israël contre l'éventuel décès d'un de ces grévistes de la faim.

L'ambassadeur palestinien à l'ONU a également assuré vendredi que dix détenus avaient été hospitalisés dans un état grave, une affirmation récusée samedi par la porte-parole de l'administration pénitentiaire israélienne, Sivan Weizman, selon qui seul Bilal Diab a été transféré dans un hôpital.

Mme Weizman n'a pas souhaité commenter des articles parus dans les médias palestiniens affirmant que l'administration pénitentiaire aurait fait parvenir une réponse aux représentants des prisonniers, et qu'Israël aurait accepté que des familles de Gaza puissent rendre visite aux détenus.

bur-jjm/jt/cnp

PLUS:afp