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Bahreïn: quatre policiers blessés dans une "action terroriste" (ministère)

05/05/2012 07:05 EDT | Actualisé 05/07/2012 05:12 EDT

Le ministère bahreïni de l'Intérieur a fait état samedi d'une "action terroriste" qui a fait quatre blessés parmi les policiers dans un village chiite, près de Manama.

"Quatre policiers ont été blessés, dont l'un grièvement, dans une action terroriste à Bani Jamra", à l'ouest de Manama, a indiqué le ministère sur Twitter, sans fournir de détails sur la nature de cette action ou ses auteurs.

"Il s'agit de l'explosion d'un engin de fabrication artisanale", a déclaré un responsable du centre de presse du ministère de l'Intérieur, interrogé par l'AFP au téléphone.

Selon lui, l'engin a explosé au passage des forces de sécurité, intervenues samedi avant l'aube à Bani Jamra pour disperser des dizaines de protestataires, qui "provoquaient des émeutes et bloquaient des routes dans le village".

"Un officier, grièvement blessé au bras et à l'abdomen, a été hospitalisé et a subi une opération", alors que "trois policiers ont subi des brûlures" dans l'explosion, a-t-il ajouté, indiquant qu'une enquête était en cours pour retrouver les auteurs de l'attaque.

Les autorités avaient récemment dénoncé deux opérations similaires: le 10 avril, elles avaient annoncé que sept policiers avaient été blessés par une bombe artisanale à Akr, au sud de Manama, et avaient fait état deux semaines plus tard de quatre policiers blessés dans une explosion "terroriste" à Diraz (ouest).

La tension reste vive à Bahreïn après la répression en mars 2011 d'un mois de protestations anti-gouvernementales animées par des chiites, majoritaires dans ce pays dirigé par une dynastie sunnite.

Ce mouvement, qui réclame une véritable monarchie constitutionnelle avec un Premier ministre issu de la majorité parlementaire, a repris ces derniers mois avec des affrontements sporadiques entre police et manifestants.

En novembre, une commission d'enquête indépendante avait dénoncé un "usage excessif et injustifié de la force" et fait état de 35 morts durant la répression, dont cinq sous la torture. Amnesty International estime pour sa part que 60 personnes ont été tuées depuis le début du mouvement.

bur/tm/vl

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