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Une éclosion d'E.coli fait 24 malades au Nouveau-Brunswick

04/05/2012 05:03 EDT | Actualisé 04/07/2012 05:12 EDT

FRÉDÉRICTON, N.-B. - Les responsables de la santé publique du Nouveau-Brunswick tentent d'identifier la source d'une éclosion de la bactérie E.coli qui a rendu plusieurs personnes malades dans trois communautés jusqu'à présent.

Le chef adjoint de la santé publique, le docteur Denis Allard, dénombre à ce jour 24 cas de diarrhée sanglante qui auraient été provoqués par la bactérie depuis que des responsables ont été informés de l'épidémie, mardi.

Vingt cas ont été signalés à Miramichi, deux à Saint-Jean et deux autres à Bathurst. Si certaines des victimes ont des points en commun, a-t-il dit, on ne croit pas pour l'instant que l'éclosion ait été causée par un seul restaurant ou un seul aliment.

Le docteur Allard a ajouté que l'Agence canadienne d'inspection des aliments participe à l'enquête, mais que la source de l'éclosion demeure mystérieuse.

Huit des cas ont été causés par une souche potentiellement dangereuse de la maladie, E. coli O157, qui peut causer de graves problèmes de santé et éventuellement mener à une insuffisance rénale. Il s'agit de la même souche détectée lors de la tragédie de Walkerton, en Ontario, au cours de laquelle sept personnes sont mortes.

Les experts recommandent donc à ceux souffrant de symptômes comme des crampes d'estomac, des nausées, des vomissements et de la fièvre de consulter un médecin.

Aucune des victimes n'a développé de complications graves, même si huit demeurent hospitalisées. Au total, 14 personnes ont été soignées à l'hôpital, explique le docteur Allard.

Celui-ci a ajouté que bien que le plus récent cas présentait des symptômes depuis lundi, il est trop tôt pour dire si l'éclosion est terminée.

Le ministère de la Santé recommande aux gens de se laver régulièrement les mains, de laver les fruits et légumes, ainsi que de cuire correctement la viande.

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