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Syrie: les forces de sécurité tirent sur les manifestants, un mort (ONG)

04/05/2012 09:14 EDT | Actualisé 04/07/2012 05:12 EDT

Un manifestant syrien a été tué vendredi à Damas par les tirs des forces de sécurité syriennes qui ont ouvert le feu sur les manifestants anti-régime dans la capitale et plusieurs régions du pays, rapporte une ONG et des militants.

Au total, 12 civils ont été tués par les troupes gouvernementales vendredi à travers le pays, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Le manifestant a été tué lorsque les forces de sécurité ont tiré sur un rassemblement dans le quartier d'Al-Tadamone, dans la capitale. Dans un autre quartier, Jobar, une grande manifestation sortie de la mosquée a été également visée par les tirs, selon Abou Omar, un militant sur place contacté via Skype.

Des tirs nourris ont aussi visé les manifestations dans le quartier d'Al-Assali, suivis d'arrestations, selon les Comités locaux de coordination (LCC) qui animent la contestation sur le terrain.

En province, les forces régulières ont dispersé une foule hostile au régime de Bachar al-Assad dans la localité de Mleiha.

Ailleurs dans le pays, des tirs ont visé des manifestants dans la ville de Hama (centre), à Qalaat al-Madiq, en province ainsi qu'à Inkhel (Deraa, sud) et le district de Jabal al-Zawiya (Idleb, nord-ouest).

Comme chaque vendredi depuis mars 2011, les manifestants défilaient par milliers à l'appel des militants pro-démocratie pour affirmer leur attachement à la révolte contre le régime, sous le slogan de "notre loyauté (à la révolution) est notre salut".

"La Syrie veut la liberté", "la Syrie saigne", "Bachar, dégage!" lit-on sur les pancartes brandies par les manifestants à Arbine, près de Damas, dans des vidéos mises en ligne par des militants.

"Nous résisterons même s'ils occupent toutes les places", affirment des militants à Deraa, en allusion au quadrillage des villes par l'armée. "Le peuple veut mettre à mort Bachar", clame la foule à Idleb, selon ces vidéos.

Les manifestations ont lieu habituellement à la sortie des mosquées après la prière hebdomadaire, malgré la répression et la militarisation de la révolte.

Jeudi, les forces de sécurité ont mené une brutale attaque contre la cité universitaire d'Alep, tuant quatre étudiants et arrêtant 200, après une manifestation antirégime.

rd-ram/sw

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