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Soudans: aucun combat signalé à quelques heures de la fin du délai de l'ONU

04/05/2012 04:57 EDT | Actualisé 03/07/2012 05:12 EDT

Le front semblait calme vendredi à la frontière entre les deux Soudans, à quelques heures de l'expiration du délai donné par le Conseil de sécurité de l'ONU aux deux pays pour cesser les hostilités sous peine de sanctions, a indiqué le porte-parole de l'armée sud-soudanaise.

"Il n'a été fait état d'aucun bombardement (...) d'aucun combats", a déclaré le colonel Philip Aguer à l'AFP, ajoutant que les dernières hostilités constatées avaient été des tirs d'artillerie soudanaise jeudi sur des positions de l'armée sud-soudanaise, dénoncés par Juba.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté à l'unanimité, mercredi peu avant 15H00 GMT, une résolution exigeant du Soudan et du Soudan du Sud qu'ils cessent les hostilités dans les 48 heures et résolvent leurs différends sous trois mois, sous peine de sanctions.

Des combats, d'une ampleur sans précédent depuis l'accession du Soudan du Sud à l'indépendance en juillet 2011, ont opposé les armées des deux pays à leur frontière depuis fin mars, laissant craindre une guerre à grande échelle entre les deux voisins, qu'ont opposé plusieurs décennies de guerre civile jusqu'à un accord de paix en 2005.

Tant Khartoum que Juba ont assuré être déterminés à faire la paix, mais les armées des deux pays restent retranchées sur leurs positions le long de leur frontière contestée.

Les tensions, persistantes depuis l'indépendance de Juba, en raison de différends jamais réglé, notamment sur le tracé de la frontière, les ressources pétrolières ou le statut de zones contestées, ont culminé en avril quand l'armée sud-soudanaise s'est emparé durant une dizaine de jours de la zone pétrolière de Heglig.

Cette zone est stratégique pour Khartoum qui en tire la moitié de sa production de brut depuis que le Soudan du Sud indépendant a hérité des trois-quarts des réserves pétrolières du Soudan d'avant la partition.

Malgré les engagements des deux capitales, les tensions et la méfiance persistent. Juba a à nouveau accusé jeudi l'aviation et l'artillerie soudanaises d'avoir bombardé son territoire.

Khartoum nie systématiquement tout bombardement sur le Soudan du Sud, mais a affirmé jeudi qu'il répondrait à toute "agression" de son voisin.

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