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Neuf civils tués par les forces syriennes (ONG)

04/05/2012 05:28 EDT | Actualisé 04/07/2012 05:12 EDT

Au moins neuf civils ont été tués vendredi par les tirs des forces de sécurité dans plusieurs régions de Syrie où sont prévues de nouvelles manifestations anti-régime, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Trois civils ont été tués par des tirs des forces régulières sur leur voiture à Hama (centre), un haut lieu de la contestation. Trois autres civils ont péri sous les balles des troupes et de tireurs embusqués dans la région de Homs (centre), selon l'OSDH.

A Alep, deuxième ville de Syrie située dans le nord, un homme, sa femme et leur enfant ont péri avant l'aube par des tirs des "chabbiha", les milices loyales au régime, a ajouté l'ONG.

Par ailleurs, les corps de trois personnes arrêtées il y a quelques jours par les services de sécurité, ont été retrouvés au milieu des fermes de Jabal al-Zawiya, dans la région d'Idleb (nord-ouest), a-t-elle poursuivi.

Les militants anti-régime ont appelé, comme chaque vendredi, à des manifestations après la prière à travers le pays pour affirmer leur attachement à la révolte contre le régime de Bachar al-Assad, sous le slogan de "notre loyauté (à la révolution) est notre salut".

Les manifestations ont lieu malgré la répression meurtrière et la militarisation de la révolte déclenchée il y a près de 14 mois.

La journée de jeudi a été marquée par une brutale attaque des forces de sécurité contre la cité universitaire d'Alep qui a fait quatre morts parmi les étudiants.

Les violences se poursuivent malgré le déploiement depuis le 16 avril des premiers observateurs de l'ONU chargés de surveiller l'application d'un cessez-le-feu violé quotidiennement depuis son entrée en vigueur le 12 avril.

Le chef des observateurs, le général Robert Mood, a estimé jeudi que c'était à l'armée syrienne, toujours fortement déployée dans les villes, de faire le premier pas pour arrêter les violences.

Depuis le début de la contestation, plus de 11.100 personnes, en majorité des civils, ont péri dans les violences, selon l'OSDH.

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