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Les procureurs de Lille veulent enquêter sur un «viol en réunion» impliquant DSK

04/05/2012 02:20 EDT | Actualisé 04/07/2012 05:12 EDT

LILLE, France - Les juges d'instruction de Lille, dans le nord de la France, souhaitent enquêter sur des faits de «viol en réunion» qui auraient été commis en décembre 2010 à Washington en présence de Dominique Strauss-Kahn, a déclaré une source judiciaire vendredi, confirmant une information du journal «Libération».

Les services du procureur devraient décider la semaine prochaine s'ils décident d'élargir le périmètre de l'enquête en cours sur l'affaire de proxénétisme dite «l'affaire du Carlton».

Selon «Libération», l'ordonnance des juges s'appuie sur les témoignages de deux prostituées belges d'une vingtaine d'années interrogées par la police en décembre 2011.

Les deux femmes ont déclaré avoir participé à un voyage à Washington et avoir rencontré Dominique Strauss-Kahn, alors patron du Fonds monétaire international (FMI), lors d'une soirée «libertine» à laquelle participaient deux de ses proches et un ancien responsable policier de Lille, mis en examen dans l'affaire principale.

L'une des deux femmes a affirmé avoir été violentée par Dominique Strauss-Kahn, tout en précisant ne pas avoir porté plainte. Sa version a été en partie confirmée par la deuxième jeune femme.

Dans un communiqué, les avocats de Dominique Strauss-Kahn déplorent que leur client soit «mis en cause une nouvelle fois à la suite d'une violation partiale et inexacte du secret de l'instruction» qui «intervient opportunément à la veille du second tour de l'élections présidentielle», alors que l'ordonnance des magistrats date d'il y a cinq semaines.

Les avocats Henri Leclerc, Frédérique Baulieu et Richard Malka soulignent que l'ancien patron du FMI «conteste absolument avoir commis la moindre violence de quelque nature qu'elle soit».

«Les déclarations faites par les jeunes femmes sont contradictoires et les juges d'instruction de Lille n'ont en aucune façon réclamé d'être saisis par un réquisitoire supplétif pour des faits pour lesquels il n'existe par ailleurs pas de plainte», affirment les avocats.

«Les informations déformées, l'instrumentalisation et la volonté de lynchage ne peuvent se substituer indéfiniment à la réalité», concluent les trois avocats.

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