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Le conflit étudiant profite au gouvernement québécois, selon deux sondages

04/05/2012 11:20 EDT | Actualisé 04/07/2012 05:12 EDT

Une majorité de Québécois soutiennent la position du gouvernement de la province francophone dans le conflit étudiant sans précédent qui secoue le Québec depuis près de trois mois, révèlent deux sondages publiés vendredi.

Néanmoins, une majorité de la population juge aussi que le gouvernement du Premier ministre libéral Jean Charest a "mal géré" ce différend portant sur une hausse importante des droits de scolarité.

Les deux sondages montrent également que le taux d'insatisfaction à l'égard du Parti libéral du Québec (PLQ), au pouvoir depuis 2003, demeure très élevé, mais que les deux principales formations d'opposition à l'Assemblée nationale du Québec n'arrivent pas vraiment à en tirer profit.

Le PLQ arrive même en tête dans les intentions de vote des Québécois, selon l'un de ces sondages, de l'institut Crop, réalisé pour le compte du quotidien La Presse, devançant de 6 points les indépendantistes du Parti québécois (31% contre 25%).

L'institut Léger Marketing place de son côté le Parti québécois en tête avec 31% d'intentions de vote, contre 28% pour le parti gouvernemental.

Les deux sondages montrent toutefois une remontée des libéraux dans les intentions de vote, même si 67% des Québécois demeurent insatisfaits du gouvernement, selon celui de Crop. 69% des Québécois jugent par ailleurs que le gouvernement a "mal géré" le conflit, selon l'institut Léger Marketing.

"Même si on est d'accord avec le gouvernement sur la hausse des frais de scolarité, on trouve qu'il gère mal la crise", a estimé Christian Bourque de l'institut Léger Marketing.

Resté sourd pendant des semaines aux revendications des étudiants, le Premier ministre québécois a proposé la semaine dernière d'étaler sur 7 ans, au lieu de 5 initialement, une hausse de 1.625 dollars des droits de scolarité et a offert une amélioration du régime des prêts et bourses.

Plus de 170.000 étudiants s'opposent toujours à toute hausse et des milliers d'entre eux ont manifesté nus jeudi dans les rues de Montréal, sous le regard amusé des policiers, pour exiger plus de "transparence" du gouvernement.

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