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L'armée soudanaise accuse le Soudan du Sud de pas avoir cessé les hostilités

04/05/2012 10:06 EDT | Actualisé 04/07/2012 05:12 EDT

L'armée soudanaise a accusé le Soudan du Sud de ne pas avoir cessé les hostilités, comme l'exige une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU, estimant que les forces sud-soudanaises continuaient à "occuper" des zones disputées le long de la frontière.

"De notre côté, le gouvernement s'est engagé à respecter la résolution du Conseil de sécurité en arrêtant les hostilités", a déclaré le porte-parole de l'armée, Sawarmi Khaled Saad, peu avant l'expiration à 15H00 GMT du délai fixé par l'ONU aux deux pays pour cesser les hostilités sous peine de sanctions.

"L'autre partie a toujours une présence à l'intérieur de notre territoire (...) et cela signifie qu'ils n'ont pas cessé les hostilités", a-t-il ajouté, affirmant que le Soudan du Sud occupait encore deux zones le long de la frontière avec la province soudanaise du Darfour.

Tant Khartoum que Juba se sont dits déterminés à faire la paix, et le front semblait calme vendredi à la frontière entre les deux pays.

Mais signe de l'extrême tension qui persiste, les armées des deux pays restent retranchées sur leurs positions le long de cette frontière tirée lors de la partition en juillet 2011 mais dont le tracé n'a pas encore été entièrement défini.

Ce communiqué est dans la droite ligne des déclarations de Khartoum ces dernières semaines.

Depuis que les forces sud-soudanaises ont quitté le 20 avril la zone pétrolifère d'Heglig après 10 jours d'occupation, Khartoum a maintes fois estimé que l'"agression" engagée par le Soudan du Sud se poursuivait sous forme d'occupation d'autres zones frontalières contestées et de soutien à des groupes rebelles combattant les autorités de Khartoum en territoire soudanais.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté à l'unanimité mercredi peu avant 15H00 GMT une résolution exigeant du Soudan et du Soudan du Sud qu'ils cessent les hostilités dans les 48 heures et résolvent leurs différends sous trois mois.

Le texte demande aussi une reprise avant le 16 mai des négociations Nord-Sud sous l'égide de l'Union africaine (AU).

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