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Conseil général du PLQ: la raison doit prendre le dessus, dit Jean Charest (PHOTOS/VIDÉOS)

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JEAN CHAREST
(Photo Yves Charlebois) | HPQC

Après trois mois de grève étudiante, "il est temps que la raison prenne le dessus", a dit le premier ministre Jean Charest, vendredi soir, dans son discours d'ouverture du conseil général de son parti, qui se tient à Victoriaville tout le week-end.

Tandis que quelques milliers de manifestants ruaient dans les brancards à l'extérieur, M. Charest a réaffirmé que la position de son gouvernement sur la hausse des droits de scolarité était "juste et équitable".

"Il est grand temps que les étudiants en boycott réintègrent leurs cours", a-t-il ajouté, obtenant une ovation des quelque 500 militants présents.

Dans son discours, M. Charest s'en est pris durement à la chef péquiste, Pauline Marois, qui selon lui n'a pas les qualités pour être premier ministre.

La manifestation a été déclarée illégale par la Sûreté du Québec (SQ) vers 18h30 et les escouades antiémeutes présentes en grand nombre ont usé de grenades assourdissantes et de gaz irritants pour repousser la foule de manifestants, qui bordait le centre des congrès de Victoriaville accueillant les libéraux (voir les photos et vidéos ci-dessous).

Toutes les entrées de l'édifice avaient été verrouillées et protégées à l'aide de chaînes.

Pendant quelques heures, personne ne pouvait donc entrer ou sortir de l'hôtel et du centre des congrès, où le premier ministre était arrivé vers 16 heures.

A son arrivée, le premier ministre Charest avait déclaré ne pas croire que les manifestations étudiantes allaient perturber les travaux des militants libéraux réunis à Victoriaville, tout le week-end. Devant les journalistes, M. Charest s'était montré serein et rassurant.

"Ça fait partie de la vie politique qu'il y ait des moments comme ça qui sont plus intenses. Espérons que ça se passe bien, je pense que ça va bien se passer", a dit M. Charest, lors d'un bref point de presse non planifié, à son arrivée à Victoriaville, accompagné de son épouse Michèle Dionne.

Des mesures de sécurité exceptionnelles entourent le centre des congrès, ceinturé de clôtures, où se situe l'événement. La Sûreté du Québec a déployé un imposant contingent de policiers, beaucoup plus qu'habituellement pour ce genre d'événement, afin de permettre aux libéraux de se rencontrer sans être intimidés.

À l'Hôtel Le Victorin, attenant au centre des congrès, ce sont des policiers de la SQ qui accueillent visiteurs et clients. Dans les couloirs de l'hôtel, on ne peut faire un pas sans croiser un agent de la SQ.

Quelque 500 militants venus de toutes les régions sont réunis pour discuter autour du thème "Ensemble pour un Québec plus grand" et mettre la derni`re main à leur programme, à temps pour la prochaine campagne électorale.

Samedi, le moment fort de la journée sera un dîner-conférence coprésidé par la ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, et le ministre des Finances, Raymond Bachand, venus expliquer aux militants la position du gouvernement sur la hausse controversée des droits de scolarité.

Tout le week-end, les travaux des militants libéraux feront suite aux résolutions adoptées lors du congrès du PLQ de l'automne dernier.

Depuis des jours, la ville de Victoriaville est sur un pied d'alerte. Vendredi, devant le centre des congrès, le maire de la ville, Alain Rayes, multipliait les entrevues, comme il le fait depuis quelques jours, pour énumérer les nombreuses mesures préventives prises en vue d'éviter que les commerçants subissent des dommages à la suite du passage des manifestants.

Le maire a mis sur pied une cellule de crise, pour s'assurer que les services d'urgence (pompiers, ambulances) seraient disponibles, au besoin.

Voisin du centre des congrès, un concessionnaire d'automobiles a dû soustraire ses véhicules à la vue des passants.

À quelques kilomètres du centre des congrès, le cégep de Victoriaville, qui a tourné le dos au mouvement de boycott, a fermé ses portes il y a deux jours, pour éviter tout risque de casse.

L'événement a aussi provoqué un déploiement médiatique impressionnant.

Tout ce branle-bas fera l'affaire des hôteliers: à des kilomètres à la ronde, on ne trouve plus une seule chambre d'hôtel.

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