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Syrie: l'Université d'Alep suspend ses cours après des violences meurtrières

03/05/2012 08:16 EDT | Actualisé 03/07/2012 05:12 EDT

L'Université d'Alep, deuxième ville de Syrie, où quatre étudiants ont été tués jeudi par les forces de sécurité selon des militants, a annoncé la suspension provisoire des cours sur son site internet.

"Chers étudiants, vu les circonstances actuelles, les cours dans les facultés de sciences humaines seront suspendus jusqu'à la tenue des examens et ceux des facultés des sciences appliquées, jusqu'au 13 mai", indique le site.

Au moins quatre étudiants ont été tués et 200 autres arrêtés jeudi à l'aube dans la cité universitaire d'Alep (nord), a rapporté auparavant l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

"Des membres des forces de sécurité ont pénétré en grand nombre dans la cité universitaire durant la nuit après une manifestation d'étudiants réclamant la chute du régime et ont tiré" sur les étudiants, a affirmé de son côté à l'AFP Mohammad al-Halabi, porte-parole des militants sur place contacté via Skype.

Dans une vidéo filmée dans la nuit et postée jeudi, des tirs nourris et des cris sont entendus tandis que des dizaines d'hommes pénétraient dans l'enceinte du campus. L'étudiant filmant la scène affirme qu'il s'agissait de membres de services de sécurité et de renseignements.

Sur une autre vidéo, on voit un homme tentant d'éteindre un incendie qui a ravagé plusieurs chambres de la cité universitaire, tandis que des militants affirmaient que des dortoirs ont été brûlés jeudi peu avant midi par les forces de sécurité.

Une manifestation jeudi matin a également été dispersée à coups de gaz lacrymogène au sein de l'université d'Alep, fortement mobilisée contre le régime ces derniers mois.

L'AFP n'est pas en mesure de vérifier ce bilan et ces informations en raison des restrictions drastiques imposées par les autorités aux médias.

Depuis le début de la contestation, plus de 11.100 personnes, en majorité des civils, ont péri dans les violences, selon l'OSDH, et des dizaines de milliers de personnes ont été arrêtées selon des ONG.

ram-sbh/feb

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