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Syrie: arrestation des fils de l'éminent opposant Fayez Sara

03/05/2012 07:04 EDT | Actualisé 03/07/2012 05:12 EDT

Les services de sécurité syriens ont arrêté jeudi matin deux fils de l'éminent opposant Fayez Sara, sans mandat d'arrêt, et les ont ensuite conduits vers un lieu de détention inconnu, a annoncé leur père à l'AFP.

"Des membres des forces de sécurité sont entrés dans l'immeuble où vivent Bassam, 37 ans, et Wissam, 26 ans, à 06H00 du matin (03H00 GMT), ils ont cassé la porte à la recherche d'armes et les ont emmenés vers une destination inconnue", a rapporté M. Sara.

"Les forces de sécurité n'ont pas produit de mandat d'arrêt" à l'encontre des deux frères qui souffrent de problèmes de santé et n'ont pas pu emporter de médicaments, a-t-il précisé à l'AFP par téléphone.

En février, Fayez Sara, également écrivain et journaliste, avait fondé avec plus de 100 journalistes la "Ligue des journalistes syriens" solidaire du "mouvement révolutionnaire" contre le régime de Bachar al-Assad.

M. Sara avait été invité à participer à un dialogue avec les autorités au début de la révolte qui secoue la Syrie depuis près de 14 mois, mais il avait ensuite été mis en détention durant deux mois.

Par ailleurs, l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) s'est dit inquiet pour l'état de santé de l'opposant Mahmoud Issa, un des dirigeants du parti du Travail (parti communiste syrien interdit par les autorités) en détention depuis le 4 avril.

L'Observatoire a réclamé la libération immédiate de M. Issa, un ancien détenu politique de confession alaouite et originaire de la ville côtière de Banias, qui avait déjà été arrêté dans le cadre de la révolte populaire.

Le plan de sortie de crise de l'émissaire international Kofi Annan, accepté par le régime de Damas, prévoit, outre la fin des hostilités, la libération des prisonniers d'opinion et le droit de manifester pacifiquement.

Selon l'OSDH, plus de 25.000 prisonniers d'opinion sont toujours incarcérés et plus de 100.000 personnes ont été détenues depuis le début de la révolte en mars 2011.

Depuis le début en mars 2011 de la contestation populaire réprimée par le régime, plus de 11.100 personnes, en majorité des civils, ont péri, selon l'OSDH. La révolte s'est militarisée au fil des mois.

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