Ruth Ellen Brosseau revient sur son entrée comme députée, un an plus tard

Le Huffington Post Québec  |  Par Publication: 3/05/2012 06:37 Mis à jour: 3/05/2012 07:00

Ruth Ellen Brosseau

Il y a un an, Ruth Ellen Brosseau apprenait avec surprise son élection en tant que députée fédérale du NPD dans le comté de Berthier-Maskinongé. «Même si les sondages l’annonçaient, je n’y ai pas cru jusqu’à la dernière minute, dit-elle. Le soir de l’élection, j’étais avec les autres candidats-poteaux et nous étions tous aussi incrédules.» La jeune femme alors âgée de 27 ans n’avait jamais fait campagne, ni même mis les pieds dans sa nouvelle circonscription.

Ruth Ellen Brosseau est rapidement devenue la figure emblématique de cette vague orange qui a donné au NPD 58 des 75 sièges du Québec à la Chambre des communes. Elle s’est d’abord fait remarquer pour son voyage à Las Vegas en pleine campagne électorale, ensuite pour sa piètre maîtrise du français, alors qu’elle devait représenter une circonscription francophone.

Un an plus tard, elle convient avoir été d’abord dépassée par la dynamique de la colline Parlementaire. Élue dans l’opposition officielle, elle s’est notamment heurtée à la politique partisane. «Quand je suis arrivée à Ottawa, j’étais vraiment naïve, dit-elle. Je croyais que nous pourrions travailler avec les autres partis, trouver des solutions conjointes, proposer des amendements. Ce n’est pas du tout le cas.»

Elle blâme l’attitude du gouvernement Harper qui bâillonne l’opposition pour faire approuver ses projets de loi. «Ils ont imposé le bâillon 18 fois depuis un an, rappelle-t-elle. C’est plus que pour l’ensemble du règne des libéraux.»

Députée 101

Pour Ruth Ellen Brosseau, l’apprentissage du métier de députée s’est fait en accéléré. Dans les jours qui ont suivi le scrutin, la nouvelle élue était introuvable. L’équipe fédérale du NPD a profité de cette période pour briefer la jeune femme sur ses nouvelles responsabilités en tant que députée. «Du jour au lendemain, je passais d’une vie privée à une vie publique, explique-t-elle. Je voulais prendre le temps de bien me préparer pour répondre aux citoyens qui m’ont fait confiance.»

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  • (Photo: David Nathan)

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  • Lors de son assermentation (Courtoisie)

  • Compétition de pompiers de la MRC de Maskinongé, Ste-Angèle-de-Prémont, 20 août 2011 (Courtoisie)

  • Conférence de presse du Festival de la Galette de Sarrasin de Louiseville,17 août 2011 (Courtoisie)

  • La Grande bataille de Bicolline, à St-Mathieu-du-Parc, 18 août 201 (Courtoisie)

  • À l'ouverture de son bureau de comté (Courtoisie)

Ce n’est que le 11 mai, neuf jours après son élection, qu’elle s’est présentée devant ses électeurs. «La veille de ma première visite dans le comté, je n’ai pas beaucoup dormi, confie-t-elle. J’étais très nerveuse de parler devant le public et les journalistes. Je devais parler en français, devant les médias de tout le Canada.»

Idem lors de sa première intervention en Chambre à Ottawa le 14 juin à propos d’un centre sportif à Lavaltrie. «Mon coeur se débattait dans ma poitrine, dit-elle. Parfois, je suis encore nerveuse de me lever devant les 304 membres du Parlement.»

Son français, d’abord laborieux, s’est grandement amélioré depuis son élection grâce à des cours privés qu’elle a suivis de façon intensive. Dans ses bureaux d’Ottawa et de Louiseville, toutes les conversations se font en français.

Aujourd’hui, elle se permet même de critiquer le gouvernement Harper pour ses nombreuses nominations d’unilingues anglophones à des postes importants, dont celui de vérificateur général. «Clairement, la langue française n’est pas une priorité pour le gouvernement Harper», lance-t-elle.

Mme la ministre?

Ironiquement, le battage médiatique qui a entouré son élection l’an dernier lui a été favorable. Si son escapade à Las Vegas lui a d’abord attiré des moqueries, elle est désormais une chouchou des médias et ses électeurs semblent satisfaits de son travail.

Toutefois, Ruth Ellen Brosseau vit mal son statut de célébrité instantanée. «Le plus difficile est l’attention constante des médias, dit-elle. On commente ma tenue en Chambre ou on veut savoir si j’ai un copain, alors que ça n’a rien à voir avec mon travail.»

Un an après son élection-surprise, Ruth Ellen Brosseau dit avoir la piqûre de la politique. Il y a deux semaines, elle s’est vu confier le portefeuille de l’Agriculture dans le cabinet fantôme de Thomas Mulcair, ainsi que le poste de porte-parole adjointe. Elle prévoit d’ailleurs se présenter sous la bannière du NPD aux prochaines élections.

Le parti a le vent dans les voiles depuis l’élection de son nouveau chef. Un récent sondage réalisé par Nanos Research, cité par La Presse, place le NPD au coude-à-coude avec le Parti conservateur.

Le NPD compte d’ailleurs sur les 100 circonscriptions où il a terminé deuxième au dernier scrutin pour remporter les prochaines élections.

Interrogée sur la question, Ruth Ellen Brosseau se dit prête à occuper les fonctions de ministre dans un éventuel gouvernement Mulcair. «Si nous formons le gouvernement et que notre chef m’offre le poste, j’accepterais avec plaisir, dit-elle. Mais nous ne sommes pas rendus là.»

Première intervention comme députée à la Chambre de Ruth Ellen Brosseau
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Il y a un an, Ruth Ellen Brosseau apprenait avec surprise son élection en tant que députée fédérale du NPD dans le comté de Berthier-Maskinongé. «Même si les sondages l’annonçaient, je n...
Il y a un an, Ruth Ellen Brosseau apprenait avec surprise son élection en tant que députée fédérale du NPD dans le comté de Berthier-Maskinongé. «Même si les sondages l’annonçaient, je n...
 
 
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12:29 sur 03/05/2012
Bravo ! C'est pas facile le français. En plus, j'ai la certitude qu'après un bout de temps, elle parlera un meilleur français que la moyenne des Québécois... Elle est très bien parti en tout cas.

Encore Bravo cher Mme Brosseau
12:57 sur 03/05/2012
Pousse mais pousse égale! Elle est très bien partit, en effect de Las Végas!LOL
Depuis un ans déja et elle n'a encore rien fait ou dit quelque chose qui puisse faire réagir les Conservateurs.
Sont Francais meilleurs que la moyenne Québécoises! Sa commence mal avec un nom francophone au Québec et avoir son niveau !
20:10 sur 03/05/2012
En tous cas je suis sûr qu'elle écrit mieux le Français qu'Aristo-...
22:58 sur 03/05/2012
Vous êtes vraiment mal placé pour critiquer le français de la députée, car vous avez commis 13 fautes dans votre court message.
11:31 sur 03/05/2012
BRAVO ! Tout simplement !
11:25 sur 03/05/2012
«Clairement, la langue française n’est pas une priorité pour le gouvernement Harper». Ça n'a pas semblé être la priorité du NPD non plus, puisque ces nominations ont été adoptées par eux aussi, sans que personne ne se soit interrogé une seconde sur leur bilinguisme! Pas plus de Thomas Mulcair, qui en tant qu'avocat a combattu la Loi 101 pour le compte d'Alliance-Québec. Pourquoi nous parle-t-on de cette insignifiante? Espérons que les gens de la circonscription de Berthier-Maskinongé vont se trouver aux prochaines élections un représentant beaucoup plus intéressant, que se soit sous la bannière du NPD ou autre. Quant à elle, elle aura pu se faire payer 157 000$ par année, pendant 4 ans, pour suive un cours d'immersion de français. Ne soyons pas trop naïfs.
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SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
reappearhere
14:54 sur 04/05/2012
Je suis d'accord. Que cette piètre maîtrise de la seule langue nationale du Québec soit suffisante pour certains commentateurs ne fait que démontrer à quel point le syndrome du conquis règne chez nombre de Québécois. La députée est le symbole parfait du caractère capricieux de ces élections. Qu'une anglophone unilingue en vacances puisse être élue pour représenter une région québécoise (et donc francophone) est une réalité qui nous fait honte, à mon avis. Dans le reste du Canada, on rit de ces Québécois velléitaires. Quel cirque, franchement.
11:16 sur 03/05/2012
Merci, Mme Brosseau d'avoir tenu le coup sous la pression médiatique de nombreux journalistes et commentateurs en mal de candidature vedette. On n'est pas un meilleur candidat parce qu'on à fait campagne ou qu'on a un gros CV. On est le meilleur parce que le peuple l'a décidé.
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08:58 sur 03/05/2012
Eh! Vlan! dans les dents pour les préjugés.
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08:45 sur 03/05/2012
Ça fait différent des candidats vedettes poussés par un establishment occulte .
12:26 sur 05/05/2012
Oui tu as tout a fait raison! Sa me rapelle Tony Tomassi,son père qui était très ami avec Pierre Paradis ex-ministre Libéral provincial et qui disait,sont père nous faisait boire du vin, et juste la fierté de voir sont fils devenir un ministre ................. ont connais la suite

Un anthropologue disait qu'il faudrais offrir 425.000 dollars et retiré la pension automatique pour avoir de future ministres de très bonne qualité venant d'entreprises privé et qui serons moin influencable,sinon ont aura toujours ce qu'ont mérite = des avocats sans cause de carière politique avec de belle parole et de beau texte sans fautes qui sont toujours facile a corompre.

Mais le hic c'est que la majorité de la population ne peuvent comprendre un tel changement par incompréhension politique et qu'ils ferons un rapprochement avec leurs salaire.
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14:06 sur 05/05/2012
Je n’est rien contre la représentation de privé au gouvernement et de la façon de voir les choses, mais une société n’est pas une entreprise pour plusieurs raisons .. Premièrement le gouvernement ne peut être dans une logique de concurrence avec le privé, car le privé fait partie de cette société ..

Donc des gens du privé oui, mais aussi des gens de qualification publique et connaissante de la population de ses valeurs et des aspirations …

Ne voir que le gouvernement comme une machine à faire du $$ est à mon avis une grosse erreur .

Pour appuyer mes dires , j'ai jute a remonté au début de l’ère Canadienne en 1882 .. Tous les gens au gouvernement étaient des hommes d'affaires et regardez dans quelle misère vivait le monde de cette époque. LA classe moyenne n'existait même pas . Il y avait la bourgeoisie et les pauvres . Les syndicats son née de cette époque justement a cause de l'abus des industriels et des politiciens de l'époque .