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Pour le chef des observateurs en Syrie, l'armée doit faire le premier pas

03/05/2012 02:09 EDT | Actualisé 03/07/2012 05:12 EDT

Le chef des observateurs de l'ONU en Syrie, le général Robert Mood, a estimé jeudi que c'était à l'armée syrienne de faire le premier pas pour arrêter les violences.

"Quand deux individus utilisent toutes sortes d'armements, quel est le premier qui doit retirer son doigt de la gâchette? Qui doit faire le premier pas? Mon idée, c'est que c'est le plus fort qui doit le faire", a-t-il dit.

Interrogé pour savoir s'il parlait des forces régulières, il a répondu: "je faisais référence au gouvernement (syrien) et à l'armée. Ils ont la force, ils ont la position et le potentiel de générosité pour faire le premier pas dans la bonne direction".

Lors d'une conférence de presse à Homs (centre), il a par ailleurs indiqué que les membres de sa mission, dont les premiers sont arrivés en Syrie le 16 avril, n'ont subi aucune entrave dans leurs déplacements de la part des autorités de Damas.

"Le point de départ est que nous avons reçu un engagement très clair et très explicite de la part des deux (protagonistes) sur leur volonté d'aller vers une atténuation de la violence, mais il y a beaucoup de suspicion", a-t-il expliqué.

"Dans certains endroits spécifiques, nous avons constaté plus d'efforts de la part des forces gouvernementales syriennes. Nous avons donc vu des signes positifs sur le terrain", a-t-il ajouté.

Le général Mood, qui s'est rendu jeudi à Hama (centre) et Homs, deux points chauds de la contestation, où il a rencontré les gouverneurs et des combattants de l'opposition, a rappelé que les deux objectifs de sa mission étaient de surveiller la cessation de la violence et la mise en application du plan en six points de l'émissaire international Kofi Annan.

Quant à la liberté de mouvement des observateurs, il a noté que tout se passait normalement. "Avons-nous eu des obstacles dans notre liberté de mouvement? Ma réponse est non. Nous avons établi nos plans, nous nous sommes rendus où nous avons voulu et nous n'avons rencontré aucun obstacle", a-t-il dit.

Il a estimé que le succès de sa mission passait par l'arrêt de la violence. "J'appelle toutes les parties à cesser la violence et quiconque croit que la violence est la solution se trompe. La violence engendre la violence", a-t-il insisté.

"Nous ne sommes pas une agence de distribution d'aide humanitaire et de services. Nous recueillons les informations et nous les transmettons aux agences de l'ONU dont c'est le rôle d'agir dans ces domaines", a-t-il précisé.

Le général a annoncé qu'il y aurait à partir de vendredi huit observateurs militaires non armés à Deraa (sud), 12 à Homs, 8 à Hama et 4 à Idleb (nord-ouest). Il a estimé que la présence des observateurs avait un effet positif. "Depuis mon arrivée, il y a moins de tirs d'artillerie et de mortier".

sk/sw/cnp

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