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L'UNESCO célèbre à Tunis la Journée mondiale de la liberté de presse

03/05/2012 10:11 EDT | Actualisé 03/07/2012 05:12 EDT

TUNISIA, Tunisie - La directrice générale de l'UNESCO, Irina Bokova, a entamé jeudi une visite officielle en Tunisie à l'occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse. L'organisation onusienne a choisi de marquer cet événement dans le pays d'où est parti le mouvement du Printemps arabe l'an dernier.

Coïncidence du calendrier, le patron de la chaîne tunisienne privée Nessma TV, Nabil Karoui, a été condamné jeudi à Tunis à une amende de 2400 dinars (environ 1530 $CAN) pour «troubles à l'ordre public et atteinte à la morale» à la suite de la diffusion l'an dernier du film d'animation «Persepolis», dont une scène jugée blasphématoire a déclenché des réactions violentes d'islamistes radicaux.

Irina Bokova devait remettre jeudi au reporter azerbaïdjanais Eynulla Fatullayev le Prix mondial de la liberté de la presse 2012, qui récompense l'engagement de journalistes dans la défense de la liberté d'expression et d'information.

D'un montant de 25 000 $ US, le prix devait être décerné lors d'une cérémonie officielle en présence du président tunisien Moncef Marzouki, militant de longue date des droits de la personne.

Vendredi, la patronne de l'UNESCO donnera le coup d'envoi d'une conférence internationale intitulée «Les nouvelles voix: la liberté des médias a le pouvoir de transformer les sociétés».

Pendant deux jours, quelque 300 journalistes du monde entier, ainsi que des organisations non gouvernementales internationales et régionales, débattront notamment de «la façon d'améliorer la sécurité des journalistes, la dépénalisation de la diffamation, les normes professionnelles et éthiques et l'accès à l'information».

Il y aura aussi une séance plénière sur la Tunisie, où le paysage médiatique a connu des changements radicaux depuis la «Révolution du jasmin» qui a fait tomber le régime autoritaire du président Zine el Abidine ben Ali le 14 janvier 2011.

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a rappelé dans un communiqué que plus de 60 journalistes avaient été tués dans le monde en 2011 et que 179 étaient détenus au 1er décembre 2011. Il a appelé à ce que tout soit fait «pour que les journalistes, que ce soit dans les médias classiques ou les nouveaux médias, puissent faire leur travail, qui contribue de manière essentielle à l'avènement d'une société plus forte, plus saine et plus pacifique».

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