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L'armée égyptienne réaffirme qu'elle quittera le pouvoir d'ici le 1er juillet

03/05/2012 07:25 EDT | Actualisé 03/07/2012 05:12 EDT

LE CAIRE, Égypte - L'armée au pouvoir en Égypte depuis la chute d'Hosni Moubarak a réaffirmé, jeudi, qu'elle n'avait pas l'intention de revenir sur son engagement de transférer le pouvoir à un gouvernement civil d'ici le 1er juillet.

Cette mise au point du général Mohammed al-Asar est survenue au lendemain de nouvelles violences au Caire. Onze personnes ont été tuées et 49 autres ont été blessées mercredi dans la capitale égyptienne, lors d'une attaque de manifestants rassemblés depuis samedi devant le ministère de la Défense.

Ces violences alimentent les tensions en Égypte, plus d'un an après la fin du régime autoritaire d'Hosni Moubarak et à trois semaines de ce qui devrait être la première élection présidentielle libre du pays.

Les généraux qui assurent la transition depuis la démission de l'ancien président, le 11 février 2011, ont promis à plusieurs reprises de céder le pouvoir à un gouvernement civil d'ici le 1er juillet, mais les manifestants n'y croient pas et exigent leur départ immédiat.

Lors d'une conférence de presse jeudi au Caire, le général Al-Asar a affirmé que l'armée garantissait l'intégrité et l'équité de l'élection présidentielle, dont le premier tour est prévu les 23 et 24 mai. Les résultats sont attendus le 21 juin.

«Nous le disons franchement et clairement, les forces armées et leur Conseil suprême ont pris l'engagement de transmettre le pouvoir le 30 juin. Nous ne souhaitons pas le pouvoir. Le Conseil suprême (des forces armées) n'est pas un substitut pour la légitimité en Égypte», a expliqué le général Al-Asar.

Il a par ailleurs balayé les soupçons de fraudes pour le scrutin à venir, principalement exprimés par les islamistes. Les «forces armées sont mandatées pour la noble tâche de protéger le pays» et on ne peut pas les soupçonner de «truquer les élections», a-t-il affirmé.

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