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L'armée égyptienne confiante dans la résolution de la crise avec Ryad

03/05/2012 08:24 EDT | Actualisé 03/07/2012 05:12 EDT

L'armée, au pouvoir en Egypte, s'est montrée confiante jeudi dans la résolution de la crise avec Ryad, provoquée par l'arrestation en Arabie saoudite d'un avocat égyptien militant des droits de l'Homme.

L'Arabie saoudite a fermé samedi son ambassade au Caire et rappelé son ambassadeur pour consultations, invoquant des manifestations de protestation devant ses locaux diplomatiques au Caire.

"Les relations entre les deux pays sont grandes, plus grandes que tout cela (...). L'ambassadeur va revenir, et l'ambassade va rouvrir", a déclaré lors d'une conférence de presse le général Mohammed al-Assar, membre du Conseil suprême des forces armées (CSFA)

Les partisans de l'avocat, arrêté à son arrivée à Djeddah alors qu'il devait participer au petit pèlerinage (Omra), affirment qu'il est poursuivi pour des propos critiques envers le pouvoir saoudien.

Ryad de son côté assure qu'il a été arrêté en possession de milliers de comprimés d'un médicament considéré comme une drogue s'il n'est pas accompagné d'une ordonnance médicale.

Les présidents des deux chambres du Parlement égyptien, membres des Frères musulmans, Saad el-Katatni et Ahmed Fahmi, devaient se rendre jeudi à Ryad pour rencontrer le roi Abdallah afin de chercher à dénouer cette crise, a-t-on indiqué mercredi de source parlementaire.

Les responsables égyptiens ont multiplié ces derniers jours les déclarations conciliantes envers Ryad pour tenter de calmer le jeu.

La ministre égyptienne de la Coopération, Fayza Aboul Naga, a déclaré mercredi que des contacts entre les deux pays avaient permis de dégager un accord sur "le retour de l'ambassadeur saoudien dans les prochains jours et la réactivation du paquet d'aide financière saoudienne à l'Egypte".

Le Premier ministre égyptien Kamal al-Ganzouri avait déclaré le 19 avril, avant cette crise, que Ryad s'apprêtait à apporter à l'Egypte quelque 2,5 milliards de dollars pour l'aider à faire face à ses graves difficultés économiques.

cr-iba/jt

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