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Des chats antisociaux s'épanouissent avec des prisonniers aux États-Unis

03/05/2012 06:31 EDT | Actualisé 03/07/2012 05:12 EDT

YACOLT, États-Unis - Quand Princess Natalie n'était qu'un chaton, elle a été abandonnée dans une cage avec un autre chat pendant des mois. Elle était nourrie, mais sans plus. Elle a donc commencé à avoir peur des humains et des autres chats.

Quand la chatte a finalement été adoptée, elle crachait en direction de ses maîtres et mettait la maison sens dessus dessous. Elle a finalement été remise à un refuge. Elle devait être euthanasiée, mais une prison de sécurité minimum de l'État de Washington a présenté une autre option: la remettre à des détenus.

Pour Joey Contreras, 28 ans, l'arrivée de Princess Natalie, en mars, lui a permis de passer d'un dortoir de 40 lits à une cellule pour deux, avec une porte. Avec son compagnon de cellule, et après une procédure de sélection, ils font partie des quatre détenus retenus pour le programme «Cuddly Cats» à la prison de Yacolt.

«Personne ne voulait l'adopter», explique Joey Contreras. «Nous l'avons accueillie et c'est génial.»

Au départ, ce n'était pas gagné. La chatte aux longs poils noirs, âgée de six ans, était lunatique et sujette aux violences. Mais elle s'est littéralement épanouie en prison. Elle accepte maintenant d'être caressée, brossée et même tenue dans les bras de quelqu'un pendant quelques minutes. Elle grogne toujours, mais crache rarement. Joey Contreras et son co-détenu s'en occupent à tour de rôle.

L'autre chat du programme, Clementine, a été confié à Richard Amaro, qui affirme que l'expérience ne lui a pas seulement permis d'échapper à la vie dans un dortoir. «On se rapproche vraiment d'eux», a-t-il dit.

La prison espère adopter quatre nouveaux chats. Les détenus acceptés dans le programme doivent avoir un comportement exemplaire, sous peine de retourner dans le dortoir.

Monique Camacho, conseillère pénitentiaire, explique que cette expérience permet de renforcer le concept de collaboration pour des détenus habituellement solitaires. «En prison, ils ont tendance à penser uniquement à eux», souligne-t-elle. «Maintenant, ils doivent être attentifs et s'occuper de quelque chose d'autre.»

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