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Ban Ki-moon dénonce les "attaques scandaleuses" contre des journalistes

03/05/2012 11:36 EDT | Actualisé 03/07/2012 05:12 EDT

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a salué jeudi le "rôle central" joué par les nouveaux médias dans le Printemps arabe et dénoncé les "attaques scandaleuses" contre la presse dans le monde.

Participant à un débat dans le cadre de l'Assemblée générale de l'ONU à l'occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, M. Ban a déploré "que plus de 60 journalistes aient été tués l'an dernier dans le monde et de nombreux autres blessés".

"De telles attaques sont scandaleuses", a-t-il affirmé, demandant "à tous ceux qui sont concernés de prévenir et de sanctionner cette violence".

"Les défenseurs d'une presse libre contribuent à protéger nos droits et nous devons en retour garantir les leurs", a encore insisté le secrétaire général, qui a dénoncé "l'impunité dont profitent trop souvent ceux qui attaquent ou menacent des journalistes".

Les participants au débat ont observé une minute de silence en hommage aux journalistes tués dans l'exercice de leur profession.

Evoquant le Printemps arabe, M. Ban a mis l'accent sur "le rôle central joué par les médias sociaux, les téléphones portables et la télévision par satellite".

"Ces nouveaux modes de communication ont aidé des millions de personnes à accéder, pour la première fois, à la démocratie et à des opportunités qui leur avaient été refusées pendant si longtemps", a-t-il souligné.

"A l'occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, promettons de faire tout notre possible pour que les journalistes puissent faire leur travail, que ce soit dans ces nouveaux médias ou dans les médias traditionnels", a lancé M. Ban.

Il a également suggéré qu'une résolution de l'ONU de décembre 2006 sur la protection des journalistes soit "élargie pour inclure les situations ne relevant pas de conflits armés", dans le cadre d'un débat organisé par les missions française et grecque auprès de l'ONU et l'Unesco. Ce débat visait à faire le bilan de l'application de cette résolution 1738.

Robert Young, du Comité international de la Croix-Rouge, a rappelé que les violences directes contre des journalistes "constituaient des crimes de guerre" au regard des Conventions de Genève et des statuts de la Cour pénale internationale.

"Nous devons protéger les journalistes dans les pays démocratiques en premier lieu, il y a des dizaines de pays qui sont démocratiques et qui ne respectent pas la loi comme ils le devraient", a affirmé Andrei Netto, journaliste du quotidien brésilien O Estado de Sao Paulo. M. Netto avait été pris en otage en Libye l'an dernier.

Depuis le début de l'année, 21 journalistes, six citoyens du net et citoyens-journalistes ont été tués, notamment dans des zones de conflit comme la Somalie et la Syrie, selon Reporters sans frontières (RSF).

avz/eg

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