NOUVELLES

142 organisations appellent les USA à soutenir l'arrestation de Ntaganda en RDC

03/05/2012 12:35 EDT | Actualisé 03/07/2012 05:12 EDT

Plus de 140 organisations congolaises et internationales ont appelé les Etats-Unis à soutenir la République démocratique du Congo pour arrêter le général Bosco Ntaganda, recherché par la Cour pénale internationale (CPI) et accusé de soutenir une mutinerie dans l'est congolais.

Les 142 organisations de la société civile et de défense des droits humains appellent Washington "à faire preuve, de toute urgence, de leadership sur le plan diplomatique afin d'apporter son soutien au gouvernement", indique une lettre adressée à la secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton.

Elles proposent notamment un "soutien à travers la mission de maintien de la paix des Nations Unies au Congo, la Monusco", qui avec un effectif de près de 17.000 Casques bleus --pour majorité basés dans l'est-- reste l'une des plus importantes missions de l'ONU dans le monde.

Connu aussi sous le surnom de "Terminator", le général Ntaganda est visé depuis 2006 par un mandat d'arrêt de la CPI pour enrôlement d'enfants quand il était dans une milice au début des années 2000. Les autorités congolaises ont toujours refusé de l'arrêter, arguant que la paix primait sur la justice.

Mais le haut-gradé "continue d'être impliqué dans des violations graves des droits humains, notamment des meurtres, des violences sexuelles, des actes de torture et toujours le recrutement d'enfants soldats", estiment les signataires, dont la FIDH, Human Rights Watch et Amnesty International.

Depuis dimanche, dans la province du Nord-Kivu (est), l'armée loyaliste s'affronte violemment à des soldats ex-membres du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), dont le général Ntaganda était chef d'état-major. Kinshasa a accusé ce dernier d'être "responsable" des violents combats.

"Si nos unités mettent la main sur lui, il répondra devant les juridictions congolaises de tous ses actes. Si l'indiscipline nous impose une guerre, nous la ferons", a indiqué le gouverneur du Nord-Kivu Julien Paluku, disant s'exprimer au nom du gouvernement.

hab/hba

PLUS:afp