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«The Avengers»: Marvel Comics présente le premier film chorale de superhéros

02/05/2012 09:40 EDT | Actualisé 02/07/2012 05:12 EDT

PARIS - Prenez un playboy milliardaire à la langue bien pendue. Présentez-lui un super-soldat propret et patriote, une sulfureuse espionne russe experte en arts martiaux et un scientifique solitaire particulièrement irascible. Ajoutez-y un arrogant prince du royaume d'Asgard, accessoirement le dieu du tonnerre, et vous êtes certain d'avoir l'équipe de superhéros la plus drôle et la plus dysfonctionnelle de la planète: les «Avengers».

Les origines des aventures de ces «Vengeurs» remontent au début des années 1960 quand Martin Goodman, dont la maison d'édition Timely Comics est en perte de vitesse, confie au jeune Stan Lee la mission de créer toute une série de superhéros capables de voler la vedette à ceux de la vieille époque, Superman et Batman.

Pour cette maison désormais rebaptisée Marvel Comics, Lee crée, un par un, Tony Stark alias Iron Man, Natasha Romanoff alias la Veuve noire, Bruce Banner alias Hulk et Thor, inspiré du dieu nordique du tonnerre. Quant à Steve Rogers alias Capitaine America, créé en 1940 par Jack Kirby et Joe Simon, il est aussi ressuscité pour rejoindre l'univers de Marvel.

Cinquante ans plus tard, les superhéros de Marvel ont reconquis la planète via le grand écran. Après avoir chacun eu droit à leur propre aventure cinématographique, Hulk, Iron Man, Capitaine America et Thor (respectivement Mark Ruffalo, Robert Downey Jr., Chris Evans et Chris Hemsworth) se retrouvent cette fois alliés à la superbe Veuve noire (Scarlett Johansson) dans une aventure à l'alchimie parfaite.

Faire un film de superhéros semble plutôt simple. Il faut respecter la personnalité et l'univers du personnage et de son alter ego dans le civil, tout en jouant avec l'action et les effets spéciaux pour garder un bon rythme. Le scénario gère en général un superhéros, avec un ou deux partenaires, et un supervilain. Bref, rien de bien complexe. Dans la série des adaptations de Marvel, il y a d'ailleurs peu de ratés, à part peut-être le premier «Hulk», moins mauvais qu'il n'y paraît...

Mais pour réaliser «The Avengers» («Les Avengers: le film»), il a fallu gérer six superhéros et un superméchant, sans compter l'indispensable Nick Fury (Samuel Jackson), patron de l'agence d'espionnage consacrée au maintien de la paix dans le monde, le S.H.I.E.L.D. Il faut donc arriver à nouer huit fils scénaristiques distincts en respectant chaque personnage, son passé, sa personnalité et sa psychologie, tout en créant des relations d'interaction. «Dans 'Avengers', tous les personnages sont imparfaits et ont une dynamique, une histoire intime intéressante, en dehors du fait de sauver le monde», rappelle Stan Lee.

La mise en place de ce film chorale se présente donc comme une machinerie ultra-complexe, le risque étant de privilégier un héros plus qu'un autre, de les caricaturer ou de se complaire dans l'action et la surenchère, en oubliant leurs origines et leurs spécificités. Mais grâce au talent de scénariste et de réalisateur de Joss Whedon (la série «Buffy the Vampire Slayer»), «The Avengers» évite tous ces écueils avec une facilité déconcertante.

Drôle et dynamique, le film rend justice à tous ses héros, sans les sacrifier sur l'autel du grand spectacle. Mieux, il arrive à offrir à chacun son moment de gloire, son morceau de bravoure, tout en se servant d'Iron Man et de l'humour décapant de Robert Downey Jr. comme catalyseur de tout le groupe.

Le résultat est tout simplement une petite merveille d'humour et d'action, qu'il faut absolument voir, ne serait-ce que pour ses nombreux clins d'oeil à l'univers de Marvel et ses dialogues hilarants. D'ores et déjà, la production s'est attelée à un second volet, qui n'est toutefois pas attendu avant 2014 au moins.

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