Les recteurs déçus de la contre-proposition des étudiants

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Le PDG de la CREPUQ, Daniel Zizian. (SRC) | SRC

Le président-directeur général de la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ), Daniel Zizian, est déçu de la contre-proposition que les fédérations étudiantes collégiale et universitaire du Québec ont présentée en réaction à l'offre globale du gouvernement.

« C'est très décevant qu'après 12 semaines de boycottage, les représentants de la FECQ et de la FEUQ essaient de régler le conflit en niant les besoins de réinvestissement des universités », a déploré M. Zizian dans une entrevue accordée au Réseau de l'information.

« Ils s'en sont tenus à leur position depuis le début - le gel des droits de scolarité - et ils ont ajouté des éléments », affirme le PDG de la CREPUQ. « Donc, il n'y a pas vraiment de contre-proposition; il y a plutôt un reflet du maintien de leur position initiale d'il y a 12 semaines. »

Daniel Zizian soutient que les universités sont fortement sous-financées, et qu'il est impossible d'envisager le statu quo. Les besoins en réinvestissement, ajoute-t-il, sont clairement identifiés, dans le plan de financement des universités du gouvernement du Québec.

« On ne peut pas continuer à offrir une formation de qualité, à faire de la recherche compétitive, si on sous-finance les universités de l'ordre de 600 millions de dollars année après année. Ça ne peut plus continuer comme ça », affirme le PDG de la CREPUQ.

« On a besoin d'engager un plus grand nombre de professeurs pour assurer une meilleure qualité de la formation et un meilleur encadrement des étudiants. Il faut augmenter le taux de diplomation, le taux de persévérance, et c'est par les professeurs et par d'autres ressources que cela se fait », argue-t-il.

« Au niveau de la recherche, on veut offrir une formation de pointe et une recherche compétitive, et pour ça, ça prend un environnement de qualité. Il faut que nos laboratoires soient à la haute pointe de la technologie », ajoute M. Zizian.

Le PDG de la CREPUQ note par ailleurs que les universités, à l'instar des autres organismes publics, sont soumises à la loi 100, adoptée par le gouvernement pour le retour à l'équilibre budgétaire, et qu'elles doivent donc atteindre des cibles qu'elles se sont fixées en matière de réduction de coûts.

« Cela étant, il faut bien comprendre qu'il n'y a pas de rabais pour les universités québécoises quand vient le temps d'acheter les logiciels, des livres pour les bibliothèques ou même d'engager des professeurs. Les coûts sont les mêmes au Québec que dans le reste du Canada », précise Daniel Zizian.

Mardi, la ministre de l'Éducation du Québec, Line Beauchamp, s'était aussi dite déçue par les propositions des fédérations étudiantes. « Je ne suis pas devant une contre-proposition, je suis devant une justification d'une position pour défendre le gel des droits de scolarité », a-t-elle dit.

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