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L'Iran dément la chute des exportations de pétrole vers le Japon et la Chine

02/05/2012 05:39 EDT | Actualisé 02/07/2012 05:12 EDT

Le vice-président de la Compagnie nationale du pétrole iranien (NIOC) a démenti une chute des exportations pétrolières de l'Iran vers le Japon et la Chine, deux de ses principaux clients asiatiques.

"Tous les contrats avec les raffineries japonaises ont été renouvelés jusqu'à la fin de l'année 2012", a déclaré Mohsen Ghamssari, vice-président de la NIOC, cité mercredi par l'agence Mehr.

"A l'heure actuelle, 220.000 barils de pétrole sont exportés vers le Japon quotidiennement", a ajouté M. Ghamssari, démentant les informations de presse selon lesquelles le Japon avait baissé de 80% ses importations de pétrole iranien.

Il y a deux jours, le président américain Barack Obama avait affirmé que "le régime de Téhéran commençait à sentir les effets des sanctions économiques car des pays comme le Japon avaient baissé leurs importations de pétrole iranien".

Les Etats-Unis et l'Union européenne ont décidé des sanctions pétrolières et bancaires contre l'Iran à cause de son programme nucléaire, mais fin mars, Washington a exempté 11 pays (dix pays européens et le Japon), des sanctions financières contre les importations de pétrole iranien. Une décision qui avait été saluée par Tokyo.

Selon les chiffres officiels japonais, Tokyo a baissé de 33,5% ses importations de pétrole iranien en mars 2012 par rapport à mars 2011.

Par ailleurs, selon M. Ghamssari, "l'Iran exporte 500.000 barils (par jour) de pétrole vers la Chine", qui est le plus grand client pour le pétrole iranien, selon Mehr citant des déclarations de la semaine dernière.

"Il est faux de parler d'une baisse de 54% des exportations pétrolières de l'Iran vers la Chine", avait-il ajouté démentant des informations publiées dans les médias.

Au cours des trois premiers mois de 2012, Pékin avait baissé ses achats du pétrole iranien de près de 40%, mais selon une source informée, citée par Dow Jones Newswire, les problèmes ont été réglés et les importations de pétrole iranien devraient rebondir.

M. Ghamssari a précisé que "les ventes de pétrole à la Chine n'avaient non seulement pas diminué mais augmenté par rapport à la même période l'année dernière", selon le site Shana qui dépend du ministère du Pétrole.

Il avait ajouté que la Chine et l'Inde restaient les deux premiers acheteurs de pétrole iranien.

sgh/sw

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