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Le pétrole ouvre en baisse à New York, crainte pour l'emploi aux Etats-Unis

02/05/2012 09:36 EDT | Actualisé 02/07/2012 05:12 EDT

Les cours du pétrole ont démarré en repli mercredi à New York, après un rapport décevant sur les embauches dans le secteur privé aux Etats-Unis, premier consommateur mondial de brut, ce qui fait craindre de mauvais chiffres mensuels sur l'emploi vendredi.

Vers 13H25 GMT, le baril de WTI "light sweet crude" pour livraison en juin se négociait à 105,73 dollars, en baisse de 43 cents par rapport à la clôture de mardi, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

"Après les chiffres manufacturiers chinois et américains plutôt acceptables (mardi), les statistiques d'Europe, publiées aujourd'hui car hier était férié, ont, elles, été décevantes, ce qui a remis l'Espagne au premier plan", a commenté Matt Smith, de Summit Energy (groupe Schneider Electric).

"Une fois encore le goût du risque est en baisse", a-t-il noté.

Un autre "raté": les chiffres du cabinet ADP ont montré que les embauches du secteur privé aux Etats-Unis avaient nettement ralenti en avril avec une baisse du solde des embauches de 41% par rapport à mars.

"La combinaison de ces indicateurs pèse sur le pétrole", a résumé l'analyste, soulignant que le rapport hebdomadaire sur les stocks américains, attendu à 13H30 GMT, devrait montrer une nouvelle hausse des réserves, ce qui est également favorable à un recul des prix.

Selon les analystes interrogés par l'agence Dow Jones Newswires, le département de l'Energie devrait faire état d'une hausse de 2,1 millions de barils des stocks de brut aux Etats-Unis la semaine dernière.

Ces réserves ont gonflé de 27 millions de barils sur les quatre semaines précédentes, une hausse massive qui a ravivé les inquiétudes sur la robustesse de la demande énergétique américaine.

Particulièrement surveillées avant le début de la saison estivale des grands déplacements en voiture, les réserves d'essence, quant à elles, sont attendues en recul de 900.000 barils et les stocks de produits distillés (gazole et fioul de chauffage) en baisse de 300.000 barils.

Selon les analystes de Commerzbank "le marché pétrolier est toujours caractérisé par une situation excédentaire, à laquelle contribue l'OPEC" en produisant plus que nécessaire.

Ainsi, écrivent-ils, "la chute de la production de pétrole iranien à son plus bas niveau en 20 ans a été plus qu'effacée par la hausse de la production dans d'autres pays tels que l'Arabie saoudite, l'Irak et la Libye".

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