NOUVELLES

Khartoum repousse la date-limite pour l'expulsion de Soudanais du Sud (médias)

02/05/2012 01:43 EDT | Actualisé 02/07/2012 05:12 EDT

Les autorités soudanaises ont décidé mercredi de repousser la date-limite pour l'expulsion de milliers de Soudanais du Sud qui campent au sud de Khartoum, ont rapporté des médias officiels.

Le gouverneur de la province soudanaise du Nil Blanc, Youssef al-Chambali, et la ministre de la Sécurité sociale, Amira al-Fadel Mohammed, ont reporté au 20 mai l'échéance qui était initialement fixée à samedi 5 mai, indique l'agence Suna.

Dimanche dernier, M. Chambali avait donné une semaine aux 12.000 à 15.000 Soudanais du Sud patientant depuis des mois dans des abris de fortune à Kosti, entre Khartoum et la frontière sudiste, pour quitter le Soudan.

"La présence de Sudistes à Kosti menace la sécurité et le climat pour les habitants de Kosti", avait-il dit, selon la Suna.

Cette décision avait soulevé l'inquiétude des Nations unies et de l'Organisation internationale pour les Migrations (OIM), qui avaient estimé que l'ordre du gouverneur compliquait encore plus le transfert des milliers de Sud-Soudanais de Kosti.

L'OIM avait appelé les autorités à accorder un délai supplémentaire afin que ces réfugiés puissent gagner le Soudan du Sud dans "la sécurité et la dignité", ajoutant que qu'ils dépendaient entièrement de la communauté internationale pour leur subsistance et leur santé.

"La communauté internationale n'a pas la capacité logistique de gérer leur départ de Kosti à la date-limite du 5 mai", avait ajouté l'organisation.

"Notre crainte est que ces populations se fassent tuer, étant donné que le gouvernement du Soudan a annoncé qu'il se désintéressait à présent de leur sort", avait indiqué mercredi à Juba le ministre de l'Information sud-soudanais, Barnaba Marial Benjamin, avant l'annonce de la nouvelle date-limite.

Les réfugiés de Kosti font partie des quelque 350.000 Sud-Soudanais, selon les autorités de Juba, qui se trouvent toujours au Soudan après la date-limite du 8 avril fixée par Khartoum pour leur départ du Soudan ou la régularisation de leur situation dans le pays.

Depuis plusieurs semaines, les combats se sont intensifiés entre le Soudan et le Soudan du Sud qui ne parviennent pas à s'entendre sur le tracé des frontières et le partage des revenus pétroliers depuis la partition du pays en juillet 2011.

str-it/jt/cnp

PLUS:afp