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Le Qatar envisage d'autoriser un syndicat ouvrier

01/05/2012 07:21 EDT | Actualisé 01/07/2012 05:12 EDT

Le Qatar, riche émirat du Golfe, envisage d'autoriser un syndicat ouvrier qui serait uniquement dirigé par des Qatariotes mais où les étrangers auraient le droit de vote, dans un pays de 1,5 million d'habitants dont moins de 300.000 autochtones, a annoncé mardi un responsable.

Parallèlement, le Qatar envisage d'annuler le système de "garant", qui oblige tout travailleur étranger à avoir un garant local, et de recruter un million de travailleurs pour les chantiers du Mondial 2022.

Hussein al-Mulla, un responsable du ministère du Travail, a déclaré au quotidien local Alarab que la création d'un syndicat ouvrier n'attendait plus que l'accord de l'émir, cheikh Hamad ben Khalifa Al-Thani, et que cet organisme serait indépendant, de son ministère.

Le Qatar deviendrait ainsi le quatrième pays du Golfe à autoriser des syndicats, après Bahreïn, Koweït et Oman. Les syndicats ne sont pas autorisés en Arabie saoudite et aux Emirats arabes unis.

Le responsable a également annoncé que son pays envisageait aussi d'abolir le système de "garant", ce qui signifierait que le travailleur étranger serait désormais lié à son employeur par un contrat de travail.

Ce système est à l'origine de nombreux abus -- passeports confisqués, salaires non payés -- de la part des "garants", souvent dénoncés par les organisations des droits de l'Homme.

M. Mulla a d'autre part indiqué que le Qatar aurait besoin d'un million de travailleurs étrangers, qui seraient recrutés par étapes pour les chantiers du Mondial 2022.

fb/mh/feb

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