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Le président bolivien nationalise le réseau de distribution électrique

01/05/2012 08:06 EDT | Actualisé 01/07/2012 05:12 EDT

LA PAZ, Bolivie - Le président de la Bolivie, Evo Morales, a annoncé mardi que son gouvernement achèverait la nationalisation de l'industrie électrique du pays en prenant le contrôle du réseau de distribution appartenant à une entreprise espagnole.

Evo Morales a profité du symbolisme du 1er mai, Journée internationale des travailleurs, pour ordonner à des soldats de prendre le contrôle des installations de l'entreprise, une filiale de la société espagnole Red Electrica Corporacion.

«Nous nationalisons l'entreprise Transportadora de Electricidad au nom du peuple bolivien, en guise d'hommage approprié aux travailleurs qui ont combattu pour la récupération de nos ressources naturelles et des services de base», a dit M. Morales lors d'une cérémonie au palais présidentiel.

Il n'a pas dit de quelle façon l'entreprise espagnole serait dédommagée, mais le décret de nationalisation affirme que l'État négociera le montant de l'indemnisation avec Red Electrica.

Des soldats boliviens ont pris le contrôle des bureaux de l'entreprise à Cochabamba sans rencontrer de résistance mardi. Ils ont hissé le drapeau bolivien à l'entrée du bâtiment.

Red Electrica possède 74 pour cent du réseau de distribution électrique bolivien, soit 2772 kilomètres de lignes à haute tension. Le 1er mai 2010, le gouvernement Morales avait pris le contrôle de la quasi totalité de la production électrique bolivienne et des ventes aux usagers en nationalisant les principales centrales électriques du pays.

Sous Evo Morales, premier président autochtone de Bolivie, le gouvernement a placé sous le contrôle de l'État plusieurs services jugés essentiels, soit l'énergie, l'eau et les télécommunications.

Dans le cas de l'électricité, le gouvernement ramène dans le domaine public un secteur qui a été privatisé il y a une dizaine d'années.

«Simplement pour clarifier les choses auprès de l'opinion publique nationale et internationale, nous nationalisons une entreprise qui nous appartenait auparavant», a souligné M. Morales.

La part du secteur électrique que le gouvernement ne contrôle pas, soit 20 pour cent, appartient à de petites entreprises qui desservent des villes de l'est du pays qui ne sont pas raccordées au réseau national.

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