NOUVELLES

Italie - L'AC Milan a-t-il dit son dernier mot?

01/05/2012 07:07 EDT | Actualisé 01/07/2012 05:12 EDT

L'AC Milan n'a pas renoncé à conserver son titre de champion d'Italie, mais il faudrait un miracle à trois matches de la fin, avant de recevoir l'Atalanta Bergame mercredi pour la 36e journée, pour combler le retard de trois points sur la Juventus Turin.

Et l'admission de la défaite se lit déjà dans les discours.

"Moi j'y crois encore, j'y croirai jusqu'au bout", martèle Zlatan Ibrahimovic, avec la même rhétorique que son entraîneur, Massimiliano Allegri, qui répète: "Tout peut arriver dans le football, on a déjà vu pire". "Nous sommes encore en course, même s'il y a peu de possibilités. Nous devons gagner pour ne pas donner le titre à la Juventus", ajoute-t-il.

Mais "Ibra" s'avoue presque vaincu au quotidien suédois +AftonBladet+. "C'est vraiment dommage ce qui est arrivé dans certains matches, nous avions tout dans nos mains et nous avons laissé échapper le championnat", a-t-il dit. Quelle tristesse, tout ça n'a servi à rien, j'ai fait ma meilleure saison et sans doute à la fin je ne gagnerai rien".

Allegri, qui a longtemps ferraillé de bon coeur avec les dirigeants +juventini+ par conférences de presse interposées, a perdu son fameux sens toscan de la répartie en étant doublé par la Juve.

Les mots, Allegri s'en sert surtout pour préparer le terrain à l'échec, depuis que le Milan s'est fait "hara-kiri", selon la formule d'Antonio Conte, l'entraîneur turinois.

"En deux ans, nous avons gagné un +scudetto+ (titre), une Supercoupe d'Italie, nous sommes encore en course pour le scudetto, et en Ligue des champions nous avons été éliminés par le FC Barcelone. Je ne crois pas qu'il y ait de problème", dit Allegri, qui assure avoir reçu la confiance du patron, Silvio Berlusconi.

Allegri reparle aussi, à juste titre, de la terrible série de blessures qui a décimé les rangs +Rossoneri+: Gennaro Gattuso (yeux) absent huit mois, Mathieu Flamini (genou) toute la saison, Antonio Cassano (coeur) cinq mois, Alexandre Pato qui n'a joué que 11 matches et Kevin-Prince Boateng 16...

"Nous avons eu tant de blessures... Quand il te manque tant de champions, à la longue tu le paies", explique Allegri.

Il plaide aussi la dépense d'énergie de la Ligue des champions, que ne disputait pas la Juve: "Nous avons joué quatre fois Barcelone et il y avait tellement d'attentes autour de notre quart de finale retour (perdu 3-1), et nous y avons mis tellement d'énergie, qu'à la fin nous en avons payé le prix contre la Fiorentina (1-2) et Bologne (1-1)", les matches où le titre s'est sans doute envolé.

Le technicien boucle sa défense en revenant au but valable qui a été refusé à Sulley Muntari lors du choc contre la Juve (1-1).

"Ce sont des foutaises, c'est le terrain qui compte", lui répond Conte sur ce point.

"Mon équipe est invaincue depuis 35 matches, ajoute l'entraîneur de la Juve, mais il y a toujours quelqu'un pour chercher la petite bête (le poil sur l'oeuf en italien, ndlr). Ca nous a remonté, nous a donné plus d'agressivité et de volonté de réussir quelque chose d'extraordinaire".

Ce n'est pas encore tout à fait joué, attention à ne pas ravaler ces paroles!

eba/jfm

PLUS:afp