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Guinée-Bissau: l'ONU n'envisage l'envoi d'une force qu'en dernier recours

01/05/2012 06:00 EDT | Actualisé 01/07/2012 05:12 EDT

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a recommandé mardi des sanctions ciblées contre la junte qui a pris le pouvoir en Guinée-Bissau mais n'envisage l'envoi d'une force internationale dans le pays qu'en dernier recours.

Dans une déclaration le 21 avril, le Conseil de sécurité avait menacé la junte de "sanctions ciblées" si le pouvoir civil n'était pas rétabli, et avait demandé à M. Ban de lui faire un rapport sur l'évolution de la situation avant le 30 avril.

Dans ce rapport, M. Ban rappelle que la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), les pays lusophones et l'Union africaine ont déjà pris ou envisagent de prendre des sanctions contre les auteurs du coup d'Etat du 12 avril. "Le Conseil de sécurité pourrait aussi envisager cette option", estime-t-il.

Par contre, il se montre beaucoup plus réticent à l'idée de déployer une "force de maintien de la paix ou de stabilisation" mandatée par l'ONU pour rétablir le gouvernement légitime, comme l'avaient demandé les pays lusophones dont le Portugal et l'Angola, ne l'envisageant qu'en dernier recours.

"Cette option devrait être soigneusement évaluée et examinée au cas où aucune des options précédentes ne parvient pas à réaliser l'objectif de ramener l'ordre constitutionnel dans le pays", écrit-il.

Selon M. Ban, il faut faire monter la pression sur la junte de façon "progressive et mesurée". Il préconise de "commencer par un dialogue large et une médiation, accompagnés de sanctions ciblées si nécessaire, afin d'assurer le retour rapide et pacifique à un gouvernement civil".

Dans son rapport, M. Ban souligne aussi la nécessité de "traiter d'urgence le problème du trafic de drogue en Guinée-Bissau".

avz/eg

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