Grève étudiante : Québec refuse d'intervenir pour limiter les demandes d'injonction

RCQC  |  Par Publication: 1/05/2012 11:46 Mis à jour: 1/05/2012 12:00

Malgré la multiplication des demandes d'injonction qui marquent le conflit étudiant, le ministre de la Justice et procureur général du Québec, Jean-Marc Fournier, refuse d'intervenir, comme le souhaite le juge en chef de la Cour supérieure du Québec, François Rolland.

« Comme procureur général, jamais je ne m'exprimerai pour empêcher des citoyens d'exprimer leurs droits », a déclaré M. Fournier, mardi, lors d'un point de presse donné à l'Assemblée nationale.

« Je ne suis pas ici pour décourager l'exercice de recours. Lorsqu'un citoyen considère qu'il a des recours, il peut les exercer. [...] Quand la justice est rendue, elle devrait, me semble-t-il, être respectée, mais je ne peux pas en dire plus », a-t-il ajouté.

Le juge Rolland a déclaré lundi que la multiplication des demandes d'injonction présentées par des étudiants de partout au Québec au cours des dernières semaines était inhabituelle et que le ministre Fournier devrait intervenir.

Le magistrat a dit souhaiter une gestion générale de l'ensemble de ces demandes d'injonction, afin d'éviter des décisions contradictoires.

Le juge Rolland s'est exprimé alors qu'il était de passage à Sherbrooke, où il avait été appelé en renfort pour entendre deux demandes d'injonction distinctes concernant le Cégep de Sherbrooke et l'Université de Sherbrooke.

Un porte-parole du Mouvement des étudiants socialement responsables du Québec, Marc-Alexandre Bourget, soutient que son groupe, qui est opposé à la grève, accueille favorablement l'idée du juge Rolland.

« C'est sur que ce serait un peu de justice, comme quoi tout le monde qui fait une demande serait entendu équitablement. Donc ce serait devant le même juge, tout le temps, avec la même justice rendue. Ce serait vraiment bien », a-t-il dit.

Quelque 25 demandes d'injonction sont devant les tribunaux du Québec à l'heure actuelle.

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Publié par Patrick White  |