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Conrad Black a obtenu un permis temporaire de résidence au Canada (média)

01/05/2012 05:19 EDT | Actualisé 01/07/2012 05:12 EDT

Le gouvernement canadien a accordé à l'ex-magnat de la presse Conrad Black, qui doit recouvrer sa liberté au cours des prochains jours, l'autorisation de se réinstaller au Canada, son pays d'origine dont il a perdu la nationalité, a indiqué mardi le quotidien The Globe and Mail.

Conrad Black, 67 ans, devrait être libéré vendredi de la prison de Coleman, dans le centre de la Floride (sud-est des Etats-Unis), après avoir purgé un peu plus de la moitié de la peine de 13 mois qui lui restait à accomplir sur le sol américain pour fraude et obstruction à la justice.

Conrad Black a été à la tête dans les années 1990 de l'empire de presse Hollinger comprenant le Daily Telegraph, le Jerusalem Post, le Chicago Sun-Times et le National Post de Toronto.

En 2001, il avait renoncé à sa nationalité canadienne pour prendre la nationalité britannique afin de siéger à la Chambre des Lords et devenir "Lord Black of Crossharbour".

Or, selon le Globe and Mail, Conrad Black a payé le 20 mars les frais normaux de 200 dollars pour obtenir un permis de résidence temporaire d'un an au Canada. Selon le Globe, ce permis est valide à partir du début du mois de mai.

Interrogé mardi à la Chambre des Communes sur cette affaire, le ministre canadien de l'Immigration Jason Kenney a répondu: "Je ne peux pas commenter les dossiers d'individus".

"Je peux dire que que dans ce dossier, j'ai pensé qu'une demande pourrait être déposée, j'ai donc demandé aux responsables au mois de février de gérer le dossier... de manière complètement indépendante", sans interférence politique, a-t-il ajouté.

Avec ses associés, Conrad Black a été accusé d'avoir détourné jusqu'à 60 millions de dollars entre 1999 et 2001 mais il n'a été reconnu coupable en première instance que d'avoir détourné, via l'attribution de bonus, 6,1 millions de dollars lors de la cession de journaux.

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