Un site internet pour lutter contre la radicalisation des jeunes

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MOHAMED MERAH AL QAEDA
Mohamed Merah, l'auteur des tueries de Toulouse et de Montauban. (Photo AFP) | AP

Un nouveau site internet s'est donné comme mission de lutter contre la radicalisation des jeunes, via les témoignages partagés d'anciens extrémistes et de victimes de cette violence dans le monde, qu'il s'agisse d'extrémisme religieux, politique ou social.

Le site "Contre l'extrémisme violent", (Against violent extremism, AVE) a été présenté mercredi à New York par un consortium d'entreprises et d'organisations, dont l'institut pour le dialogue stratégique, Google Idées et la fondation Gen Next.

"L'objectif est de créer un mouvement international contre l'extrémisme", a expliqué Sasha Havlicek, directrice de l'Institut pour le Dialogue stratégique basé à Londres, en présentant cette initiative dans les locaux de Google à Manhattan.

Pour Robert Orell, ancien membre d'un groupe extrémiste d'extrême-droite en Suède et qui aujourd'hui dirige l'ONG Exit Sweden, "il est important de tisser un réseau entre les gens du monde entier" pour attaquer le problème.

Son ONG s'efforce de faire sortir les jeunes des réseaux néo-nazis en Suède.

L'idée de ce site de dialogue est née l'an dernier lors d'un sommet sur l'extrémisme organisé à Dublin par Google Idées, auxquels participaient d'anciens membres de groupes extrémistes, des victimes de cette violence, et des organisations qui luttent contre la radicalisation des jeunes.

Le nouveau site internet, plateforme de dialogue en anglais, espère avoir 500 membres d'ici un an, et plus de 1.000 d'ici 2014.

Il propose par exemple qu'un "extrémiste du Pakistan discute de la façon de combattre le terrorisme avec un ancien membre de gang au Salvador".

"Le réseau est fondé sur l'idée qu'il y a des leçons à apprendre des groupes qui luttent contre les différentes formes d'extrémisme, qu'il s'agisse d'islamisme ou des mouvements racistes blancs. Par exemple, l'expérience montre que la façon pratique d'aider une personne à abandonner ces groupes est la même pour tous", selon ses membres fondateurs.

Vendredi matin, le site www.againstviolentextremism.org faisait état de 423 connexions (contributions), de la participation de 51 anciens extrémistes et membres de groupes violents, de celle de 18 survivants, et de 20 projets.

Parmi les projets présentés mercredi, celui de l'institut du film de Tribeca à Manhattan, avec l'ONG "Southern California Crossroads" (carrefours du sud de la Californie) pour apprendre à des enfants à raconter une histoire avec une caméra.

Il bénéficierait à des enfants défavorisés de Lennox, localité proche de Los Angeles où la population est à 93% composée d'immigrants hispaniques, et qui selon la presse américaine est "la capitale du recrutement pour les gangs aux Etats-Unis".

mar/bd/ico

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