DSK au Guardian : l'ancien responsable du FMI ne pensait pas que ses opposants "iraient si loin"

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Dominique Strauss-Kahn le 4 avril 2012 | SERGEI SUPINSKY / AFP

Le socialiste Dominique Strauss-Kahn ne pensait pas que ses opposants "iraient si loin" pour le stopper dans la course à l'Elysée, dit-il dans une interview publiée par le Guardian.

"Peut-être ai-je été naïf sur le plan politique, mais je n'ai tout simplement pas cru qu'ils iraient si loin", déclare-t-il au journaliste américain Edward Epstein qui a réalisé l'interview publiée par le journal britannique. Le journaliste précise que Dominique Strauss-Kahn se réfère par ce "ils" à des "agents" du président Nicolas Sarkozy. "Dominique Strauss-Kahn accuse des ennemis liés à Nicolas Sarkozy d'avoir empêché sa candidature", titre le journal.

Dominique Strauss-Kahn déclare aussi qu'il ne croît pas que la rencontre avec Nafissatou Diallo ait été orchestrée. Mais il pense que l'incident a été exploité par ses adversaires politiques. Dans cette interview, DSK ne prononce toutefois aucun nom.

Il aurait déclaré sa candidature le 15 juin

Il affirme aussi qu'il comptait faire son annonce officielle de candidature "le 15 juin". "Je n'avais aucun doute sur le fait que j'aurais été le candidat du parti socialiste", déclare-t-il.

Edward Epstein avait relancé en novembre 2011 l'affaire DSK en affirmant que le procureur de New York avait en mains les enregistrements de vidéosurveillance du Sofitel dans lesquels on voyait deux employés se congratuler après avoir entendu la femme de chambre Nafissatou Diallo accuser DSK de crimes sexuels.

La femme de chambre du Sofitel de New York accuse Dominique Strauss-Kahn de l'avoir contrainte à une fellation dans sa suite le 14 mai dernier. DSK a reconnu une relation "inappropriée", mais a affirmé qu'il n'y avait eu "ni violence, ni contrainte, ni agression".

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