Grève étudiante: entre 1500 et 2000 personnes ont manifesté dans le calme à Montréal (PHOTOS/VIDÉOS)

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(Benjamin Vandenbussche)
(Benjamin Vandenbussche)

Entre 1500 et 2000 personnes ont manifesté pacifiquement dans les rues du centre-ville de Montréal pour dénoncer l'impasse entre le gouvernement et les associations étudiantes, jeudi.

La troisième manifestation en autant de soirs s'est déroulée dans un calme relatif, sutout en comparaison à ce qui s'est passé mardi et mercredi. Quelques politiciens, dont Amir Khadir et Françoise David, de Québec solidaire, ont participé à la manifestation.

A 23h30, les protestataires marchaient toujours dans les rues. Peu avant minuit, le Service de police de la ville de Montréal (SPVM) a indiqué sur son compte Twitter qu'aucune arrestation avait été effectuée.

La soirée avait plutôt mal commencé. A peine une vingtaine de minutes après son départ, le SPVM a déclaré "illégale" la manifestation. Il a indiqué vers 21h00 que "des policiers ont reçu des projectiles (et) l'avis a été donné à la foule". Mais, vers 21h20, la police reconnaissait que la "manifestation avait reprise de façon pacifique (et) qu'elle l'encadrait". Quelques minutes plus tard, le SPVM affirmait qu'elle "pouvait continuer" puisque les actes criminels avaient cessé.

Le cortège s'est séparé en deux. Vers 21h30, la deuxième manifestation, qui se dirigeait sur le boulevard René-Lévesque ouest, a de nouveau été déclarée illégale parce que "des méfaits" auraient été commis. Toutefois, la deuxième marche, qui déambulait sur la rue Sherbrooke ouest, pouvait suivre son cours.

Vers 21h50, les deux groupes marchaient sur la rue Sherbrooke, séparés par quelques intersections.

La marche semblait être terminée lorsque les manifestants sont revenus à leur lieu de départ, le parc Émilie-Gamelin. Mais certains d'entre eux ont continué à circuler dans les rues. Peu d'incidents ont été rapportés, mis à part la mise à feu de pièces pyrotechniques.

Les manifestants ont répondu à l'appel de l'Association général des étudiants du collège Édouard-Montpetit (AGECEM), comparativement à la dizaine de milliers de la veille.

Le temps inclément et les confrontations des deux soirées précédentes ont-ils découragé plusieurs étudiants de venir manifester ?

Les manifestants ont quitté le lieu de rassemblement, le parc Émilie-Gamelin, peu après 20h30. Ils se sont dirigés vers le sud, sur la rue Berri. Ils étaient précédés d'une voiture du SPVM. Plus tard, il y a face-à-face entre manifestants et forces de l'ordre sur la rue Saint-Denis mais les protestataires ont rebroussé chemin.

L'AGECEM avait lancé un avertissement sur sa page Facebook, jeudi, annonçant qu'il y avoir une manifestation tous les soirs jusqu'à ce que la ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, "cesse ses enfantillages, réinvite la CLASSE et relance les négociations".

Mardi et mercredi, des rassemblements similaires se sont soldés par des gestes de violence et de vandalisme, menant à des affrontements musclés avec les policiers.

Dans son invitation, l'AGECEM déclare que "la paix sociale est terminée" puisque la ministre Line Beauchamp, selon l'association, "déclare pratiquement la guerre civile au Québec" en excluant la Coalition large de l'association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) de la table des négociations.

Mercredi, le centre-ville Montréal a été le théâtre d'importants débordements alors que les policiers ont procédé à 85 arrestations, dont trois mineurs, lorsqu'une autre manifestation a mal tourné.

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